Entretiens :

Chers internautes, bienvenue dans la rubrique « entretiens » de ce 3e salon du mieux-vivre de Saignelégier ! J’ai le plaisir de vous accompagner pour cette nouvelle édition, à la decouverte des conférenciers et des exposants qui animeront la halle du marché Concours du 4 au 6 avril 2014. Belle lecture ! Catia D’Amore

Cathy Muller; Sylvie Pierrot; Christophe Demaison; Marguerite Lalèyê; Linda Forte; Jean-Claude Genel - Thomas d’Ansembourg


thomas d ansembourg salon mieux vivre bien etreEntretien avec Thomas d’Ansembourg, 25 mars 2014
Thomas d’Ansembourg est psychothérapeute et formateur en relations humaines. Depuis 1994, il enseigne la communication non violente. Auteur de trois livres, dont le best-seller «Cessez d’être gentil, soyez vrai - Être avec les autres en restant soi-même », et « Du JE au NOUS. L’intériorité citoyenne : le meilleur de soi au service de tous», Thomas d’Ansembourg s'est intéressé à cet espace intérieur que nos codes sociaux et familiaux ne nous ont pas appris à développer. Durant sa conférence, l’auteur proposera des pistes touchant l’intériorité citoyenne: devant ce monde qui se transforme sous nos yeux, il expliquera comment notre changement intérieur est la clé d’un changement extérieur communautaire.

•    Vendredi 4 avril 2014 à 20h15 : Ré-enchanter le monde

Bonjour Monsieur d’Ansembourg, merci de me recevoir. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est l’intériorité citoyenne ?
C’est un espace intérieur de transformation. C’est notre capacité à développer une vie intérieure qui nous permet de nous aligner sur notre élan de vie propre en quittant le personnage construit et programmé. En effectuant cette transformation, ce réalignement, nous devenons systématiquement généreux de nous-mêmes et nous nous mettons au service de la vie. C’est ce que j’observe dans mon travail d’accompagnement des personnes depuis plus de vingt ans. On peut le résumer par cette expression : un citoyen pacifié devient un citoyen pacifiant, et non pas passif.

Dans vos ouvrages, il est souvent question de recherche de sens. Comment pouvons-nous trouver ce qui fait sens pour nous ?
Une bonne façon de le trouver, c’est de le chercher. S’ouvrir, se questionner sur nos habitudes, nos automatismes, nos attitudes. En étant attentif, lors de nos actions, à : est-ce que j’aime ? Est-ce que cela me fait plaisir ? Est-ce que cela suscite de la joie ? Si nous parlons particulièrement de la joie, le fait de ne pas laisser passer inaperçu ce sentiment, est une bonne clé pour apprendre à se connaître. Nous pouvons nous questionner ainsi : qu’est-ce qui est vivant en moi quand je suis joyeux ? Cette introspection nous demande un petit effort parce que nous évoluons dans une culture du malheur, écrite par des générations de guerres. Dans cet environnement, nous n’avons pas appris à être conscients de la joie et à la célébrer. On l’espère, bien sûr, mais quand elle est là, on ne s’en occupe pas beaucoup, on est plus habitué à ressasser le malheur.

Voici un passage de votre dernier livre « Du JE au NOUS. L’intériorité citoyenne : le meilleur de soi au service de tous » qui a retenu mon attention : « Ce dont nous manquons, ce n’est pas de ressources, mais d’accès à ces ressources ». Pourquoi n’arrivons-nous pas à accéder à ces ressources ?
Il y a deux aspects. Notre éducation ne nous a pas donné les clés d’accès à la vie intérieure. Elle nous a plutôt tiré hors de nous. Nous sommes invités à suivre le programme, à faire ce que l’on attend de nous, à obtenir des résultats, à correspondre à certains modèles. Même l’éducation religieuse nous a donné des modèles magnifiques, mais sans processus de transformation ni manuel d’accès, ce qui nous maintient dans la frustration voire la culpabilité de ne jamais les atteindre. Le deuxième aspect est celui de la civilisation. Nous sommes une civilisation qui est surtout préoccupée par le matérialisme et la compréhension matérielle des choses. Jusqu’il y a peu, les découvertes de la science n’ont appréhendé la matière que comme une chose inerte et morte en limitant l’analyse au mesurable et au palpable sans considération pour le subtil, considéré comme non existant. Nous sommes dans une civilisation qui a fait peu de place au sacré et au subtil. Nous avons besoin de retrouver le lien qui relie toutes choses et que, notamment, la science découvre aujourd’hui par la physique quantique. Toutes les traditions nous disent la même chose : elles nous proposent de ralentir, de nous asseoir, de faire silence et de puiser dans la Source intérieure. La plupart s’entendent sur le mot Souffle ou sur l’Esprit. Dans la tradition chrétienne, on parle de l’Esprit Saint ou de la providence. En tout cas, elles évoquent une présence. C’est étonnant comme les traditions sont unanimes à ce sujet lorsqu’elles nous rappellent : en se connectant, en se ressourçant, nous allons trouver les clés d’une vie inspirée, inspirante, pacifiée, pacifiante, et créatrice.

Qu’est-ce que la communication non violente, et comment pouvons-nous la mettre en place?
Peut-être en comprenant mieux ce qui fait l’objet de la violence subtile dans la relation. Elle est souvent liée à nos habitudes qui sont de juger, de nous exprimer en termes de croyances ou de préjugés, et d’avoir l’habitude de faire les choses « parce qu’il faut », « parce que c’est comme ça ». Et, enfin, d’avoir une pensée binaire de ce qui se fait ou pas, du noir et du blanc, qui se révèle divisante. C’est subtil, parce que ce sont des mécanismes    tout a fait intriqués dans nos habitudes, dans nos éducations, et nous croyons bien faire en fonctionnant de cette façon. Donc, la communication non violente nous invite à être vigilants, à apprendre à nous situer sans juger, sans croyances ni préjugés, à quitter la pensée binaire et les « il faut ». C’est cela que l’on appelle « non violent », on retire ce qui génère la violence. Ça demande un peu d’entraînement et d’humilité pour s’observer, parce que l’on ne parle pas de violence physique ou d’agression verbale, mais d’habitudes : nous prenons nos automatismes pour de la spontanéité.

Avez-vous appris à supprimer le « il faut » de votre vocabulaire ou est-ce que vous portiez déjà cela en vous ?
C’est clairement quelque chose dont j’avais l’intuition que ce n’était pas juste. J’ai eu une enfance et une éducation catholique pratiquante dans une famille traditionnelle à la campagne. Les « il faut », les « tu dois, c’est comme ça, c’est ton rôle ! », étaient bien présents. Je réalisais intuitivement que ce n’était pas juste. On ne fait pas les choses « parce qu’il faut », mais parce qu’on aime, on ne les fait pas par devoir, on les fait par amour. Bien sûr que derrière cette attitude, mes parents étaient des gens aimant, mais leur façon de s’exprimer était souvent contraignante.
J’ai découvert, et c’était pour moi une prise de conscience des plus salvatrices, en communication non violente, que l’on pouvait démanteler les habitudes des « il faut »  pour retrouver l’élan d’amour. Pour la plupart des personnes qui suivent cette formation, c’est une révélation de réaliser cela, c’est une clé de libération et de générosité.

Pourquoi la communication non violente n’est-elle pas enseignée dans les écoles ?
Parce que les responsables de l’éducation nationale ne savent pas que des approches comme celle là existent et son étonnamment efficaces. J’ai la conviction que ces approches feront bientôt partie des apprentissages fondamentaux de base comme lire, écrire et calculer. La CNV est enseignée en Europe depuis une trentaine d’années par Marshall B. Rosenberg. En Suisse, des formations sont organisées depuis plus de vingt ans et il y a des associations de CNV dans une grande partie des pays d’Europe. En Belgique, nous sommes à présent une trentaine de formateurs. Des projets pilotes se créent dans des écoles, mais ce n’est de loin pas systématisé. Je suis convaincu que dans les 20 prochaines années, cela fera partie des programmes scolaires. Si ce n’est par vision et anticipation, cela sera tôt ou tard par contrainte. Si nous ne développons pas ces capacités, nous risquons bien de ne pas être à même d’intégrer l’incroyable métissage de cultures et de population auquel notre humanité assiste aujourd’hui, et de finir par nous taper tous dessus. Depuis dix ans, nous recevons de plus en plus de demandes pour des formation dans l’entreprise à haut niveau : des comités de directions réalisent qu’on ne parvient plus à diriger et décider ensemble sans bonne capacité relationnelle et sans apprivoiser son ego ! Même des compagnies aériennes font appel à nous pour diminuer le risque de conflit là où la clarté et la fluidité des échanges est essentielle : dans les cockpit d’avion !

N’y a-t-il pas quelque chose de schizophrène à vouloir chercher l’intériorité alors que l’univers est en expansion et qu’il est beaucoup plus facile de quitter son centre que de le retrouver ?
Personnellement, je m’interroge sur ce qui a créé la misère. Est-ce que nous n’avons pas créé la misère précisément parce que nous nous sommes décentrés ? Parce que nous avons quitté la source et donc l’abondance, le soutien, l’appartenance ? Et que l’on se croit misérablement tout seul à devoir s’occuper de « JE, ME, MOI » et à devoir se protéger de « TU, TE, TOI » ? Avec une façon d’être qui divise et sépare, alors que, au fond, si nous nous reconnections à la source, nous ressentirions bien que nous appartenons au « NOUS ». Je pense que c’est en nous éloignant du « NOUS » que nous avons généré un monde de division, de séparation et d’exclusion, avec bien sûr toute la misère que l’on connaît aujourd’hui. Pour moi, c’est loin d’être schizophrénique de travailler sur soi, au contraire, c’est un travail de réconciliation, de rassemblement, de re-cueillement de nos parties dispersées.
Cette question m’est venue avec l’image d’ouverture et d’expansion si rapide de l’Univers, et nous ici, qui sommes, moi y compris, dans cette recherche d’intériorité…
L’un n’empêche pas l’autre. L’idée, c’est de ne pas s’enfermer dans une tour d’ivoire à nourrir sa vie intérieure sans plus rien faire. Ni d’avoir une action sociale sans inspiration qui pourrait, et on le voit, nous mener au burn out. Beaucoup d’activistes sociaux sont généreusement intentionnés et cependant s’épuisent très vite, n’ayant pas une vie intérieure soutenante. Ce n’est pas l’un ou l’autre, mais l’un et l’autre, une vie intérieure nourrissante et une action sociale transformante. Un éclairage qui peut être intéressant est le personnage de Nelson Mandela. S’il nous impressionne tellement, s’il a un tel charisme, c’est que l’on voit qu’il a pu opérer des transformations géopolitiques ou sociopolitiques incroyables dans son pays grâce à une vie intérieure profonde.
Même lorsque l’on mène la vie que l’on aime, en citant par exemple Guy Corneau ou David Servan Schreiber, il est parfois difficile de rester dans l’intériorité et la joie. La multiplication des activités nous mène alors à être dans le faire.
Oui, c’est un risque bien sûr. Cela demande de la vigilance pour se préserver du temps pour « être, sans rien faire ». Guy est un très grand ami, et je l’ai bien côtoyé depuis 20 ans, et donc à travers sa maladie aussi. Il était vraiment surpris de s’être laissé éloigner de lui-même, pris par tant de belles choses à faire, il en parle bien sûr dans son livre « Revivre ». David, que j’ai bien connu aussi, reconnaissait cette difficulté à ralentir et à vivre à un rythme plus doux. Ayant eu ces deux exemples, si proches, je suis très attentif à avoir une vie espacée, reposante et ressourçante, particulièrement en famille et dans la nature.

Avez-vous un projet d’écriture ?
Oui, je voudrais faire un livre autour du thème de la conférence que j’anime depuis 4 ou 5 ans qui s’appelle « Notre façon d’être adulte fait elle sens et envie pour nos jeunes ». Cette conférence touche bon nombre de personnes, qui réalisent que notre façon d’être adulte ne donne pas vraiment un modèle encourageant pour les jeunes. Souvent, ils se retrouvent dans des comportements d’adolescents perpétuels ou s’enfuient plus tragiquement dans des mécanismes compensatoires.

Et la conférence de Saignelégier « Ré-enchanter le monde » ?
J’aborderai le pouvoir de transformation qui est en nous et que nous ignorons la plupart du temps. La capacité que nous avons à ré-enchanter au moins notre vie, si pas directement le monde. J’ai l’intuition, derrière cela,  que si chacun de nous travaillait à ré-enchanter sa vie cela ré-enchanterait le monde. Je nous invite à ne pas déserter cette implication dans la transformation personnelle.

Site internet de Thomas d'Ansembourg: lien

Lausanne, le 25 mars 2014
Catia D’Amore

jean claude genel salon mieux vivre bien etreJean-Claude Genel est le fondateur de « l'Ecole de recherche et de réflexion spirituelle » et, plus récemment, de « l'Université libre des valeurs ». Auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont « La grande vague et les maîtres du Verseau », paru le 10 mars dernier, il sera à Saignelégier pour deux conférences et un atelier:


• « L'ère du Verseau : Changement de cap », vendredi 4 avril à 18h15
• « Saisissez les opportunités ! », samedi 5 avril à 20h15
• Atelier « Développer une vision pour changer de cap ! », dimanche 6 avril


Le 10 mars dernier est paru votre nouveau livre, « La grande vague et les maîtres du Verseau », pouvez-vous nous le présenter ?
Chaque fin d'année, depuis 30 ans, je fais une conférence à Paris, en Suisse et à Toulouse. Lors de cette journée, je me mets à la disposition du monde divin et je reçois des messages. Pour ce dernier volume, ce sont les maîtres du Verseau que j'ai canalisés pour la première fois. Généralement, je reçois des messages de Jean le disciple, le bien aimé, de Marie-Madelaine, de Yeshua et d'Annama. Ce sont des noms bien sûr, mais, en fait, il ne s'agit que d'énergie. Ils transmettent des messages qui nous donnent des conseils de bons sens et surtout de spiritualité. Le livre reprend tous les messages, comme les précédents ouvrages, avec évidemment, des petites explications. Le titre de cette année découle des messages du mois de décembre 2013 où les maîtres du Verseau nous annonçaient une grande vague. Il est question d'un cycle qui est en train de prendre place. Cette grande vague descend sur l'humanité sous forme d'énergie pour travailler nos profondeurs, nous ramener à une réalité pour que l'on puisse ouvrir les yeux. Nous avons donné ce titre pour inciter les gens à travailler ce qu'ils sont, à ne pas faire semblant.
Je m'aperçois que l'on travaille beaucoup la spiritualité - beaucoup de gens se prétendent spirituels de toutes les façons – mais dans cette spiritualité, je ne trouve pas, qu'il y ait cette notion d'énergie divine ou de dieu. De même on ne parle plus d'amour, j'ai l'impression que la grande vague – ce sont les messages qui le disent aussi – nous ramène à une réalité, à savoir que nous sommes vraiment des êtres spirituels en tant qu'âmes, juste venus vivre une expérience humaine. Puis qu'il est important de se rejoindre dans l'amour. Nous ne parlons pas non plus d'une « fraternité bisous-bisous », mais de respect.
Pour moi qui travaille les valeurs, et qui ai mis en place « l'Université libre des valeurs, quand on parle de valeurs, il s'agit de profondeur, de respect et de tolérance. C'est de tout cela que parle le livre.
Quelles sont les valeurs que vous travaillez à l'Université libre des valeurs ?
Il y en a 12. Pour moi, il y a la confiance qui me semble extrêmement importante. Avoir confiance en soi, puis bien sûr, confiance en la vie, mais c'est à un autre niveau aussi. La tolérance, je me souviens que j'ai souvent rencontré des gens qui me disaient : moi je la vis la tolérance. Cette dame qui me disait par exemple : vous savez Monsieur Genel, la tolérance je la vis, mon mari quant il fait tout ce que je lui dit, c'est bien. Rires. Pour moi, la tolérance, c'est accepter l'autre tel qui l'est, dans sa différence, dans sa religion. C'est aussi une notion de partage et de compréhension. Quand on comprend les choses, on comprend les êtres. Et, du coup, on peut aller vers cet amour dont je parlais tout à l'heure. L'honnêteté, être honnête vis-à-vis de soi-même, c'est très difficile, on a toujours des petits mensonges ou des choses que l'on arrange. On peut être honnête avec les autres ou de différentes façons, mais avec soi-même ? Pour moi, les valeurs nous ramènent toujours à nos profondeurs, à nos forces intérieures. Si je parle de courage, par exemple, c'est le courage que l'être spirituel que nous sommes a de s'imposer, de montrer ses qualités de vie. Puis il y a l'obéissance. Vous savez j'ai fait, pour une chaîne de télévision au Québéc, des émissions sur les valeurs, avec des personnalités et des gens de la rue. Quand on a travaillé sur la valeur obéissance, tout le monde, comme en France, disait : Obéissance, c'est papa, maman, c'est le professeur, ah non-non, je ne veux pas en entendre parler! Mais il s'agit de l'obéissance à vous-même, c'est tout à fait autre chose. Bien sûr, il y a sans doute des centaines de valeurs, des synonymes qui créent toute une harmonie.
Dans toutes mes conférences, quant je parle des valeurs, les gens me disent : Monsieur Genel, vous savez, les valeurs c'est les vertus, c'est très catholique, c'est très dépassé, finalement, vous êtes peut-être un peu ringard. J'accepte les critiques, évidemment, mais quand je leur explique les valeurs en disant : ce sont des états ressources, et finalement ce sont des ressources de l'amour, déjà, il y a une oreille beaucoup plus complaisante et une acceptation. Les gens comprennent alors qu'il s'agit d'eux et que cela ne fait pas partie d'une religion, ou de je ne sais quoi, c'est une liberté totale.
Pouvez-vous nous parler des ateliers de la Virya que vous proposez ?
La Virya est un mouvement corporel qui m'a été inspiré, que l'on peut considéré initiatique. Ce mouvement corporel a été étudié en fonction de chaque chakra qui pour moi correspond à une valeur. Par exemple, la valeur courage est liée à l'énergie rougeâtre de muladhara chakra. Il y a donc un mouvement corporel qui m'a été inspiré, qui s'occupe de cette énergie, qui la met en relief. Comme il y a 12 valeurs, il y a donc autant de mouvements. On s'exerce à pratiquer toujours les mêmes mouvements, la même expérience, la même pratique pour sentir l'énergie, se l'approprier, et en avoir conscience pour pouvoir l'utiliser à bon escient. La nouveauté, dans ce qui m'a été inspiré, est qui prend un sens initiatique, c'est que chaque mouvement, chaque chakra et donc chaque valeur, a sa propre musique et son propre mantra.
Ces mantras, qui m'ont également été inspirés, je les ai fait traduire en hébreux. Pour moi, tout ce qui a pris forme depuis longtemps sur un plan essentiellement mystique, ce sont la kabbale, l'alchimie, tous ces grands principes. En faisant traduire cela en hébreu, nous avons l'enracinement au cœur de nos racines, ça nous ramène à quelque chose d'essentiel, à un ancrage au niveau de nos cellules.
Vous donnerez 2 conférences à Saignelégier, pouvez-vous nous les présenter ?
Lors de la conférence du vendredi, je vais certainement expliquer ce grand cycle d'énergie, que l'on appelle aussi la grande vague, et qui commence à nous propulser dans une énergie future que l'on appelle l'ère du Verseau. Je vais certainement insister sur le fait que ce que nous vivons maintenant est une force qui nous projette, selon chacun, vers un futur que l'on va forcément vouloir autrement. Nous avons de plus en plus de bon sens, on a de quoi faire du développement personnel, de se porter mieux en santé, de s'interroger sur nos capacités spirituelles. Cette énergie vient pour travailler nos profondeurs et nous éveiller à des idées différentes. C'est sûr qu'il faut changer de cap, ce n'est pas seulement les politiques qui doivent le faire, ou les scientifiques qui doivent accepter davantage la force mystique et créer une harmonie entre les deux pour mieux expliquer les choses. C'est aussi l'être qui est en recherche qui va être amené à changer. Changer sa façon de penser, en travaillant son futur. Notre éducation nous a toujours dit ; es-tu sûr de ce que tu dis ? Tu ne sais pas, tu verras plus tard ! Tout est toujours fait pour décourager. Je dis que l'on quitte un monde où tout est impossible, en tout cas c'est ce que l'on nous a fait croire. Avec l'ère du Verseau et ce changement de cap, c'est déjà croire en soi, travailler les valeurs et aller vers un monde où on va ressentir que tout est possible parce que l'on porte déjà tout en soi.
Le lien que je pourrais faire avec la conférence du samedi, c'est, saisissez les opportunités ! C'est aussi pour permettre aux gens de voir au delà de l'illusion ou lutter contre les apparences. Saisir toutes les occasions de vivre ses valeurs, c'est ça les opportunités, c'est la loi de la synchronicité.
Le thème du salon du mieux-vivre de Saignelégier, cette année, est Osez ! Faudrait-il encore oser saisir les opportunités...
C'est ce qui va faire un très beau lien entre les deux conférences. Je constate, que les gens sont dans une soit disant spiritualité. Ils vont partout, ils apprennent des tas de choses. Ça me paraît juste et bien, mais, j'ai l'impression aussi qu'il n'y a pas toujours de profondeur, ou du moins, ils entendent et ils ne s'investissent pas. Moi je trouve que c'est une spiritualité sans dieu. Comme je le disais, on parle d'amour mais sans amour. Ça m'étonne. Je crois que c'est ça l'ère du Verseau, on revient au monde divin, mais le monde divin c'est les autres dimensions, c'est une histoire de bon sens, prendre conscience de ce que l'on veut, de l'intelligence intuitive de notre âme.
Il y a quelques années, j'ai eu l'immense bonheur de rencontrer sa sainteté le Daläi Lama, chez lui à Dharamsala. Au bout d'une heure de tête à tête, quand j'ai fini de lui poser les questions et lui de me répondre, c'est pas que l'on est devenus amis, rires. Il y a eu un petit moment de complicité sympathique et il m'a dit : vous savez, Jean-Claude, il faut continuer ce que vous faites, même si par moments vous êtes découragé. Moi, je crois que vous êtes comme moi. Vous savez, je réunis des milliers de personnes. Quand les gens sont là et que je parle, ils sont tous d'accord avec moi, mais complètement. Et puis dès qu'ils quittent la salle, ils retombent dans des moules, dans des formes de pensées et s'en est fini. Ils disent simplement : on a vu sa Sainteté. Avec vous, Jean-Claude, c'est pareil, il faut sans arrêt rabâcher, répéter et puis tenir le coup, montrer l'exemple. Parce que c'est ça la vérité. Il faut que les gens aient le courage d'affirmer qui ils sont, ce qu'ils croient et comment ils y croient.
Votre champ d'activités est très vaste. Comment est-ce que l'on fait pour avoir autant d'énergie? Est-ce que vous êtes tombé dedans étant petit, comme Obélix, dans sa potion magique ?
Rires. Obélix, oui, sauf que je n'ai pas sa force ni son caractère...pour répondre à votre question. Je suis tombé dedans, en tout cas, je crois que je suis né comme ça. D'après mes parents, j'ai toujours été un petit garçon très particulier. Ma mère était évidemment croyante et puis aussi un peu médium, elle captait les choses. Donc, quand je lui racontais mes petites histoires sur Jésus, par exemple, cela ne l'étonnait pas. Mon père, lui, par contre, était athée. Je crois que j'ai du prononcer le nom de Jésus avant de dire papa, ça l'a conforté dans son côté athée, rires, je plaisante. C'est simplement pour souligner, que j'ai toujours vu des choses que les autres ne voyaient pas. Etant enfant, on a pensé que j'étais autiste ou alors trop sage. Combien de fois on disait à mes parents : mais cet enfant, il ne joue pas, il est trop sage, il semble réfléchir, ce n'est pas normal, il faut qu'il voie un médecin. Ma mère, qui comprenait, ne faisait rien de tout cela. A l'âge de 4 ou 5 ans, je ne savais pas où était le monde des vivants et le monde des morts. Bien sûr, avec le temps, j'ai bien compris comment les choses fonctionnaient. Je me suis presque éduqué tout seul par rapport à cela. En tenant compte de la vie que mes parents m'offraient, cette vie d'amour et de respect, on ne m'a pas brimé. Puis je racontais tellement de belles histoires de Jésus - je ne savais évidement pas d'où elles me venaient - que les voisins, les personnes âgées se réunissaient l'été avec leurs chaises et on me faisait venir pour que je raconte mes histoires.
Voilà, rires, ma vie a toujours été comme ça. J'ai beaucoup dérangé, ça c'est vrai, j'ai été un des premiers attaqués par la chasse aux sorcières, mais maintenant c'est terminé. J'ai eu la protection de sa sainteté de Dalaï lama, j'ai rencontré des gens importants qui ont cru en moi. Au fait, vous savez, je crois que je suis juste un mystique.
C'est sûr, je ressens des choses et je les dis. C'est vrai je fais beaucoup de choses, mais finalement pas autant que cela. J'ai beaucoup réduit mes activités pour revenir à l'essentiel. C'est à dire l'Université libre des valeurs, la Virya, quelques fois des ateliers. Je participe volontiers à votre Salon, parce que je trouve cela intéressant et puis j'aime bien la Suisse qui m'a toujours apporté de bons éléments, de belles personnes qui m'on fait progresser. Pour moi, le partage, c'est discuter, écouter les autres. J'aime bien aussi me faire critiquer, parce que, du coup, cela me remet en question et puis les gens ont parfois bien raison, et ça m'aide à aller de l'avant. Puis, vous savez, lorsque les gens s'aperçoivent que des fois vous captez les choses, finalement, ils sont gênés devant vous. Ils ont toujours l'impression que je suis en train de lire en eux, mais c'est faux, c'est seulement si je le veux et je ne me le permettrais pas. Chacun a droit à son petit terrain secret, je n'aimerais que l'on me fasse cela. Voilà, on a toujours une fausse image de moi, on pourrait penser que je touche à tout, c'est ce que les journalistes ont déjà dis. Mais en vérité pas du tout, je parle de mysticisme, alors le mysticisme est un tout, forcement qu'il me faut alors une certaine liberté pour exprimer les choses ou m'interroger sur elles.
Y a-t-il quelque chose à ajouter, à quelques jours du Salon du mieux-vivre de Saignelégier ?
Ce qui est important, c'est qu'il faut que les gens reviennent à d'autres considérations d'eux-mêmes. Il ne faut pas qu'ils pensent ; on va écouter une conférence, ou on va suivre un atelier, ou écouter un américain ou un québécois qui vient nous expliquer des choses extraordinaires - et qui sont évidemment vraies - et puis c'est suffisant. On a compris des choses, etc. Non ! Je crois que ce que nous demande cette période et cette entrée dans l'ère du Verseau, c'est certainement d'accepter d'être responsable, de ce que l'on cherche, de ce que l'on vit, de ce que l'on trouve en soi. Responsable de sa qualité de vie. Je crois vraiment que nous sommes des êtres sincères, intelligents, et que nous devons prendre conscience que nous sommes des êtres spirituels en tant qu'âmes, juste venus vivre une expérience humaine. Souvent, les gens, dans l'expérience humaine, exagèrent. Mais il faut aussi considérer que cela n'est qu'éphémère et ce qui reste éternel, si j'ose dire, c'est le côté divin. C'est ça que l'ère du Verseau nous oblige à travailler. Donc, cela nous demande de l'intelligence, de la réflexion. Et puis, je trouve aussi que les gens devraient apprendre à philosopher. Ca leur permettrait de croire en eux, et de s'apercevoir que l'on peut quitter les pensées toutes faites et que l'on peut s'en approprier d'autres. C'est Platon qui disait ça, déjà en son temps : réappropriez-vous vos pensées.

Site
Lausanne, le 14 mars 2014
Catia D'Amore


 

 

linda forte salon mieux vivre bien etreLinda Forte est la fondatrice et directrice d'Argennos, «Aspect Splendide », en ancien grec, une société spécialisée dans les produits de beauté qui se veulent naturels et porteurs de bien-être. A la façon d'une épicurienne, elle concocte une large gamme de cosmétiques réalisés avec des ingrédients naturels d'origine végétale et, surtout, non testés sur les animaux.

 

  • Vous pourrez découvrir tous ces produits et le chaleureux personnage de Linda, sur le stand No 126.


Bonjour Linda, pouvez-vous nous raconter pourquoi vous avez choisi de créer votre propre gamme de produits cosmétiques ?

Cela s'est produit tout-à-fait par hasard. Je souffre d'allergies, je ne supporte pas les mascaras vendus dans la grande distribution par exemple, cela me fait couler les yeux. C'est pourquoi j'ai commencé la fabrication de divers produits pour mon usage personnel. Il y a quelques années une amie m'a dit : « Tous ces produits que tu fais pour toi, pourquoi est-ce que tu ne les vendrais pas ? » L'aventure a commencé avec un ou deux produits, pas plus. Rires.

Quels étaient ces premiers produits ?

Des bougies de massage, des gloss, des savons. Nos débuts se sont faits sur les marchés avec une toute petite table. Les clientes qui ont aimé nos premiers produits, revenaient me trouver avec des demandes, comme par exemple une crème pour les mains gercées ou une crème visage pour les peaux sèches. C'est comme ça que notre production s'est développée.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus...
Cela fait plus de trente ans que Bruno, mon mari, et moi-même, n'utilisons plus de médicaments. Nous nous soignons principalement à l'aide de l'homéopathie et des huiles essentielles. Notre chien, quant à lui, ne voit jamais le vétérinaire ! Rires. J'ai donc utilisé mon expérience, je me suis beaucoup informée grâce à internet et, surtout, j'ai passé de nombreuses heures à concocter, essayer, tester. Pour certains produits, il a fallu près d'une année de travail pour trouver la composition qui satisfaisait à mes exigences. Par exemple, pour créer une crème pour les mains : il faut du beure végétal, de l'huile végétale, la consistance ne doit être ni trop sèche ni trop grasse. Ensuite, nous ajoutons les huiles essentielles selon l'effet recherché à l'utilisation du produit.
Depuis plusieurs mois, j'étudie la prochaine gamme de produits, les poudres de maquillage. La difficulté, dans ce cas-là, est l'assemblage des couleurs. Par exemple: pour faire du fard à paupières dans les bruns ou beige, on pourrait croire que c'est simple, mais pas du tout ! Il faut travailler avec du vert, du bleu, du rouge, du noir, pour obtenir une teinte pâle... C'est incroyable !

Combien de temps entre votre première création pour vous et Argennos ?
Rires. Hou, mais vous savez, j'ai 60 ans ! Argennos existe depuis 3-4 ans, mais moi, j'ai toujours créé. Depuis petite, dès que je le pouvais, je m'achetais des livres sur les plantes. J'ai toujours préféré lire et apprendre des choses qui pourraient un jour ou l'autre me servir plutôt que de regarder la télévision.

Que signifie Argennos ?
En ancien grec, cela veut dire « Aspect splendide ». Nous voulions pour notre site un nom facile à retenir.

Pouvez-vous nous présenter votre création préférée ?
Comme ça, je ne pourrais pas vous dire, mais vous savez, faire des crèmes, c'est comme faire de la pâtisserie...

Est-ce que cela vous plait de présenter vos produits dans les salons ou sur les marchés ?
Oui, j'aime beaucoup ! C'est l'occasion de rencontrer ma clientèle, de discuter, d'aller boire un café. C'est là que nous avons les retours, ou de nouvelles demandes de créations. Rires.

De quoi auriez-vous envie dans les années à venir pour Argennos ?
J'ai toujours des idées plein la tête. Je suis toujours en recherche de nouveautés, par exemple, cela me plairait beaucoup de créer une gamme ayurvédique...je ne sais pas, on verra bien !

Site
Lausanne, le 14 mars 2014
Catia D'Amore


 

  marguerite laleye salon mieux vivre bien etreMarguerite Lalèyê est peintre, chanteuse, danseuse, auteur et thérapeute. En avril 2011, elle ouvre l'espace Oshoun à Fribourg. Un endroit serein, empreint de magie, où les différents univers qu'elle côtoie sont réunis.


• 5 avril 2014 à 10h45: Oser être la vie : ces blessures qui nous font grandir
• 6 avril 2014 à 11h45 : L'univers de la « Voix souche » : Oser chanter son être

 

Bonjour Marguerite, merci de me recevoir à l'espace Oshoun. Vous êtes née en République Démocratique du Congo en 1973. Suissesse d'origine béninoise, dans la première partie de votre vie, vous avez séjourné dans de nombreux pays, notamment la Mauritanie, le Sénégal, le Cap Vert et le Mali. Que vous reste-t-il aujourd'hui de cette période ?
Il me reste surtout des odeurs, des couleurs, des mouvements, des énergies. Je crois que c'est une mémoire plus physique et instinctive que mentale. Je n'ai pas de souvenir d'un endroit en particulier. Nous avons tellement bougé d'un lieu à l'autre, avec ma famille, que je n'ai fait que de m'adapter sans cesse. Lorsque je retourne voir mes parents au Sénégal, dans ma terre d'Afrique, c'est à chaque fois une expérience très sensitive. J'ai une façon toute particulière de regarder l'Afrique, puisque je vis en Suisse depuis 16 ans. Quand je suis là-bas, mon regard d'aujourd'hui, empreint de toutes mes expériences accumulées, fait que je perçois de manière symbolique un lien évident entre l'Afrique et l'Europe. C'est comme si la partie de l'Afrique qui montre une profonde misère était le miroir d'une fragilité intérieure de l'être qui se trouve également en Europe. Ce qui montre bien que les couleurs de la vie sont partout pareilles et que ce sont ses formes d'expression qui divergent.

Qui sont vos parents ?
Mes parents sont tous les deux d'origine béninoise et vivent actuellement au Sénégal. Mon père est professeur en philosophie, sociologie et anthropologie. Ma mère a fait le choix de rester à la maison pour s'occuper de nous lorsque nous étions enfants, et seconder mon père dans son travail. Très rapidement, ils ont quitté le Bénin et leurs familles respectives afin de se sentir plus libres. Nous sommes 6 frères et sœurs. L'un de mes frères est né en Suisse, en 1968, à l'époque où mon père est venu faire sa thèse à l'Université de Fribourg.

En septembre 2013, trois ans après la sortie de votre recueil de poèmes « Des roses et des lèvres » aux éditions l'Harmattan, vous avez écrit un récit autobiographique paru à compte d'auteur et intitulé « Sur le chemin du retour : les blessures de l'avortement ». L'histoire se déroule au Sénégal, juste avant votre venue en Suisse. Pouvez-vous nous en parler ?
Je suis arrivée en Suisse à l'âge de 25 ans. Je venais de terminer mon baccalauréat au Sénégal. J'avais travaillé une année dans un jardin d'enfant. Mes parents avaient tissé des liens avec des amis suisses, à Yverdon. Mon souhait était de venir en Europe, suivre une formation d'un certain niveau pour qu'à mon retour au Sénégal, je puisse trouver un travail avec de meilleures conditions. Ce moment a coïncidé avec une période de ma vie où je venais de vivre une série d'avortements dans des situations particulières. Le livre raconte une de ces interventions. L'histoire débute au lendemain de mon cinquième avortement. Je me trouve dans un taxi qui me ramène auprès de mes parents, à Saint-Louis. Au cours de ce voyage, les paysages défilent et moi, je me souviens. En même temps, je vis des douleurs, des questionnements, de la culpabilité. La peur de mourir est très présente, l'impression de ne pas avoir le choix, de choisir entre la mort et la mort. Tout s'est passé de façon secrète, mes parents n'étaient au courant de rien.
C'est toute cette expérience, englobant diverses émotions, sensations, questionnements, que je traduis de façon romancée dans le récit, entrecoupé de poésie et de quelques illustrations. C'est avant tout pour moi un témoignage.

Votre première conférence, intitulée « Oser la vie : ces blessures qui nous font grandir », est-elle en lien avec ces expériences vécues ?
En effet. Avec cette conférence, j'aimerais partager mon expérience vécue autour du fait que toutes les situations que nous pouvons vivre comme douloureuses sont autant d'opportunités de nous ouvrir profondément à la vie. De devenir la vie.
Dans l'instant, je souhaitais que tout se termine au plus vite. Je souhaitais tant sortir de ce cauchemar que je m'efforçais de ne plus rien ressentir au fond de moi. Cela n'était qu'illusion. Mon être continuait de respirer ce qu'il avait vécu de manière sournoise à travers la façon dont j'avais de la peine à être en accord avec moi et avec le monde qui m'entourait. Des années après, ce sont ces murs, bâtis pour survivre, qu'il m'a fallu apprendre à accepter, à remercier, à pardonner et à aimer pour qu'ils s'adoucissent et se dissolvent.
Lorsque nous résistons à la vie telle qu'elle se présente à nous pour une raison ou pour une autre et que nous ne pouvons accepter sans jugements les moments de souffrance tels qu'ils sont, ces derniers s'amplifient et prennent toute la place. Jusqu'à ce que nous changions de regard pour sortir de nos prisons intérieures et incarner ce que nous sommes réellement.

Pour la deuxième conférence, « L'univers de « la voix souche » : oser chanter son être », comment êtes-vous arrivée à cette approche et que représente-t-elle ?
Cela fait neuf ans que cet univers magique et puissant me passionne. Cette exploration autour de la voix, qui a d'abord commencé dans mes rêves, ouvre mon cœur chaque jour un peu plus à la joie, à l'amour, à la vie.
Ce cheminement autour de la pleine expression de mes voix m'a permis de mettre en place différents concepts dont ceux de la « voix souche » et la « voix chamane de l'être ».
La voix souche consiste à chanter son être. C'est oser donne vie à toutes ses voix quelles que soient leurs couleurs. Une extraordinaire aventure qui permet de se découvrir, de s'accueillir et de révéler toute la beauté de son être. Chanter son être tel qu'il est, invite à embrasser l'instant présent, à se relier à la nature, aux êtres, « au grand tout ».
Quand à la « voix chamane de l'être », elle offre la possibilité de faire du chant de son être un puissant outil de transformation et de guérison aux niveaux physique, émotionnel, mental et spirituel. La manifester permet de vivre des états de conscience modifiée et de se relier aux mondes des esprits. Le « langage transe du chaman de l'être » permet de rentrer en communication avec toutes les formes de vie.
Nous sommes conviés à prendre la responsabilité de laisser fleurir notre vie. À devenir auteur et acteur, artisan d'un monde joyeux de tous les possibles.

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Lausanne mars 2014

Catia D'Amore


 

 

christophe demaison salon mieux vivre bien etreChristophe Demaison est praticien de shiatsu, enseignant et directeur de l'Ecole Internationale de Shiatsu de Genève (ISS). Il a commencé sa carrière il y a plus de 20 ans au sein même de l'école qu'il dirige. Vous pourrez le retrouver, ainsi que tous les praticiens, sur le stand 138, pour expérimenter ce qu'est le shiatsu.


• Découvrez et expérimentez le shiatsu au stand 138


Bonjour Christophe Demaison, merci de m'accueillir. L'Ecole Internationale de Shiatsu de Genève (ISS), existe depuis 1990. Quel est votre rôle dans son histoire ?
Mon rôle est multiple. Je suis à la fois le directeur, c'est-à-dire que je me charge de sa gestion et de l'organisation des cursus sur le plan pédagogique, et, bien évidemment, j'enseigne depuis une bonne quinzaine d'années.

L'Ecole Internationale de Shiatsu de Genève a été fondée en 1990 par une de mes collègues qui, entre-temps, a pris sa retraite. En ce qui me concerne, j'ai commencé par le parcours classique de l'étudiant, en 1991, puis, plus tard, le parcours de l'assistant. J'ai débuté l'enseignement en 1998. Avec les années, l'école a grandi, elle s'est développée, et, en 2003, ma collègue s'approchant de la retraite, j'en ai repris la responsabilité.

Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est le shiatsu ?
Le shiatsu est un art du toucher dans lequel la clarté, l'attention et l'intention déterminent la rencontre énergétique entre thérapeute et client-e. C'est une méthode thérapeutique manuelle du corps et des énergies qui le composent. Le shiatsu soutient les forces naturelles d'autorégulation du corps, il stimule la force vitale et contribue au bien-être. Les fondements du shiatsu se basent sur la philosophie et les enseignements plus lointains des médecines traditionnelles orientales.

Est-ce que vous travaillez sur la circulation du Ki ?
Oui, c'est l'objectif premier du travail, nous cherchons à influencer les mouvements du Ki, c'est à dire l'énergie vitale, qui fait de nous des êtres vivants fonctionnant plus ou moins bien selon les moments. Les constats de la médecine traditionnelle orientale montrent que cette énergie circule dans notre corps selon certains principes, entre autres le principe des méridiens. Dans le shiatsu, nous travaillons sur la circulation, l'harmonisation de la circulation énergétique au plan des méridiens, mais aussi, plus globalement, dans tous les constituants du corps.
Qu'est-ce que vous entendez par constituants du corps ?
Tout d'abord notre dimension corporelle, physique, faite de tissus et substances extrêmement variés dans lesquels l'énergie circule. Elle permet par exemple que nos muscles, nos articulations, l'ensemble de nos organes fonctionnent. Evidemment, il y a d'autres plans qui interagissent avec les aspects physiques, notamment les niveaux psychologique, émotionnel, cognitif aussi fortement influencés par la circulation du KI. Et nous pouvons y ajouter un étage supérieur, que l'on peut appeler spirituel, qui lui aussi fonctionne de façon énergétique.

L'enseignement de l'Ecole Internationale de Shiatsu de Genève repose en partie sur les découvertes de Shizuto Masunaga, quelle est sa particularité ?
Oui, en partie. La méthode shiatsu est un terme générique qui recouvre des courants ou des styles de pratiques très variés. Parmi ceux-ci, on trouve effectivement les styles apportés par de renommés praticiens Japonais tels que M. Masunaga, M. Namikoshi, M. Ohashi etc., qui ont été les premiers à faire connaitre le shiatsu en occident. M. Masunaga fut certainement celui qui a laissé l'empreinte la plus marquée puisque la majorité des praticiens pratiquent son style. Il est décédé en 1981. Sa particularité est d'avoir amené dans le système des méridiens chinois une vision particulière, c'est ce qu'on appelle les méridiens Masunaga. Il a également apporté un focus plus développé sur les aspects psychologiques de l'être humain. Il a réintroduit dans le shiatsu traditionnel du siècle dernier toute une partie théorique très intéressante de la médecine traditionnelle chinoise, notamment les interactions entre les 5 éléments.

Est-ce que tout le monde peut devenir praticien en shiatsu ?
Oui, à partir du moment où la personne est dans une forme suffisante. La pratique du shiatsu se passe au sol, sur un futon. Ceci exige de la part de la personne qui pratique d'avoir une santé ou une utilisation de son corps qui n'est pas limitée. A partir de cela, nous avons des étudiants qui ont 18-20 ans et des personnes qui ont 60-65 ans.

Que proposerez-vous aux visiteurs du Salon du mieux-vivre sur votre stand ?
Nous proposerons des traitements donnés par l'ensemble des praticiens qui seront présents. A la fois des traitements de courtes durées d'environ 15 minutes ou des traitements plus longs de 30 minutes.

Nous cherchons à faire connaître la méthode du shiatsu. A l'heure actuelle, nous arrivons à un moment de l'histoire des thérapies complémentaires où nous allons vers une reconnaissance fédérale de nos métiers. Le meilleur moyen de découvrir et d'apprécier le shiatsu est de recevoir un traitement.

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Lausanne, le 6 mars 2014
Catia D'Amore


 

sylvie pierrot salon mieux vivre bien etreAvec Sylvie Pierrot, une exposition bio!

Elle est à la tête de « Agir-environnement », une structure qui a pour vocation de 
sensibiliser les élèves à l'intérêt de l'agriculture biologique. Elle allie ses 29 années consacrées à l'enseignement et son diplôme universitaire d'études approfondies en écologie appliquée. Elle sera présente au salon du mieux-vivre de Saignelégier avec une exposition et des animations autour d'un jeu pour petits et grands, « le petit paysan bio ».


Bonjour Madame Pierrot, merci de me recevoir. Pourquoi votre projet est-il destiné aux enfants ?
J'ai été enseignante pendant 29 ans, j'ai beaucoup aimé exercer cette profession. Avant de me destiner à l'enseignement, j'ai fait des études universitaires en écologie appliquée avec, à la clé, un diplôme d'ingénieur écologue. Lorsque j'ai terminé mes études, il n'y avait pas beaucoup de travail dans le domaine, et c'est un peu par hasard que je suis entrée dans l'enseignement. Pour commencer, j'ai enseigné la SVT, « science de la vie et de la terre », au lycée, puis je suis devenue institutrice.
J'ai toujours été très sensible à l'environnement, et l'envie de revenir au domaine de mes études a toujours été présente. J'ai donc arrêté l'enseignement, et trouvé une façon de travailler avec les enfants en leurs parlant de l'écologie.

De quelle façon expliquez-vous le bio aux élèves ?
J'installe l'exposition à l'école environ une semaine avant l'animation et laisse des questionnaires à l'attention des enfants. Les élèves avec lesquels j'ai travaillé jusqu'à présent ont entre 6 et 11 ans. Une semaine après l'exposition, j'interviens dans les classes durant une heure et demi environ. Avec les plus petits, j'amène une maquette de ferme avec moi. Les enfants jouent avec la maquette en se mettant dans la peau d'un agriculteur et on essaie de voir comment il travaille pour protéger l'environnement. Avec les plus grands, je diffuse un diaporama et des vidéos, qui expliquent les inconvénients de l'agriculture conventionnelle, et qui montrent comment travaillent les agriculteurs en bio.

Comment est-ce que les enfants accueillent votre projet ?
Ils sont très sensibles à l'environnement et à tout ce qui touche à la nature. Par exemple : j'habite en zone de moyenne montagne. Par ici, les campagnols, qui sont de petits mammifères, creusent des galeries et mangent toutes les racines d'herbes. Après leur passage, les champs sont complètement ravagés et les agriculteurs n'ont plus d'herbe pour le fourrage. Pour traiter ces champs, ceux qui ne travaillent pas en bio, utilisent un produit chimique très toxique, le Bromadiolone. Bien sûr, les campagnols meurent. Le problème qui se pose est que les prédateurs du campagnol se retrouvent empoisonnés à leur tour, comme par exemple le renard ou la buse. Pour revenir aux enfants, ils sont très touchés quand je prends cet exemple, puisqu'ils savent très bien ce qu'est un campagnol.

Alors, comment agit un agriculteur bio face à ce ravageur par exemple?
Ce problème est assez complexe. Mais, pour la plupart d'entre eux, ils posent des pièges. Ceci dit, le campagnol aime les racines bien grasses, il aura alors tendance à se développer de préférence dans les cultures traditionnelles.

Est-ce que les enfants sont plus écolos que leurs parents ?
Rires. Oui !
Quand j'interviens dans les écoles, le but est de sensibiliser les enfants, mais aussi d'essayer d'introduire des produits bio et locaux à la cantine. Alors les parents commencent à être très sensibles à ce que mangent leur enfants et comment la nourriture est produite.

Est-ce qu'aujourd'hui l'agriculture biologique est responsable ?
Je pense, oui. Bon, toute les agricultures biologiques ne son pas identiques. Il y a pas mal de produits que l'on trouve dans les grandes surfaces. C'est déjà bien. Les gens qui ont de petits moyens peuvent se permettre d'acheter des produits bios, ce qui est tout de même une bonne chose. Mais les agriculteurs qui travaillent pour les grandes surfaces ne travaillent pas tout a fait comme ceux qui travaillent pour une coopérative par exemple. Les petites exploitations du secteur que je connais sont vraiment des gens convaincus et respectueux.

Parlez-nous un peu du jeu que vous proposerez au Salon du mieux-vivre de Saignelégier ?
Le jeu se présentera sous la forme d'un grand plateau avec des cartes de situations. Les enfants seront de petits paysans bios. Ils devront collaborer entre eux pour trouver des solutions face à différentes difficultés, que l'on peut trouver dans une exploitation, comme par exemple une vache qui est malade.
Je me réjouis beaucoup de venir vous trouver à Saignelégier, ce sera une première pour moi, une animation en dehors des classes. Mais comme j'aime beaucoup les enfants, ce sera une belle fête.

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Lausanne, le 14 février 2014
Catia D'Amore


 

cathy muller salon mieux vivre bien etreCathy Muller est une médium romande populaire. Son don, elle l'a développé par nécessité suite au décès de sa fille aînée, Lina, en 1999. Il n'existe pas de mots dans le vocabulaire français pour nommer ce qu'est la perte d'un enfant. Comme elle le dit, elle a sur-vécu à la mort de sa fille de 10 ans, grâce au lien d'amour qui existait entre elles. Lina a cherché à communiquer avec sa maman tout de suite après son décès. De ce lien extraordinaire en est sorti un talent qui l'est tout autant.


• Conférence avec Lina, samedi 5 avril 2014 à 12h00
• Atelier, dimanche 6 avril 2014 à 11h45


Bonjour Cathy Muller, merci de m'accueillir. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre pratique ?
Ma fille, Lina, a eu un cancer il y a une quinzaine d'années. Elle a été emportée à l'âge de 10 ans. Je n'étais ni ouverte ni fermée à tout ce qui touchait au monde invisible. Au moment du décès de mon enfant, j'ai été dans l'obligation d'imaginer comment cela pouvait être de l'autre coté. C'était ma fille aînée, j'avais avec elle une relation fusionnelle. Quand elle est partie, ma vie s'est arrêtée, éteinte. Petit à petit, elle a rallumé les lumières en moi. Au cours de sa maladie, elle a fait des expériences de mort imminente. Avec ses mots d'enfant, elle m'a expliqué ce qu'elle voyait de l'autre côté. C'est à partir de là que j'ai su qu'il y avait une vie après la vie. J'ai compris que l'âme est une partie de nous, mais qu'elle survit à notre corps matériel, elle est éternelle. J'ai eu beaucoup de chance dans mon malheur d'avoir des contacts directs avec ma fille. Je n'ai pas eu à attendre plusieurs jours ou mois sans qu'il y ait de signes.

De quelle façon s'est-elle manifestée à vous ?
De multiples façons. Pour commencer, l'horloge s'est arrêtée au moment de sa mort. Puis, ça a été la bougie qui s'est allumée alors que nous étions à table, ou la stéréo qui s'enclenchait pour faire passer la musique qu'elle aimait. Le plus surprenant, cela a été les appels téléphoniques, le mot ciel s'affichait sur le combiné. Malheureusement, ce n'était que des bruits étranges sur la ligne, je ne comprenais rien.

Croyiez-vous en Dieu à l'époque ?
Je croyais en Dieu, un peu comme tout le monde, on l'appelle quand tout va mal et on oublie souvent de le remercier quand tout va bien. Il y a eu de très nombreux signes de Lina, qui m'ont fait croire qu'elle était là.

Comment a débuté l'apprentissage ?
Lina a choisi, avant son incarnation, de naître dans cette famille en compagnie de mon âme ainsi que celle de son père et de sa sœur. Elle a choisi de faire ce passage dans cette vie de cette façon-là. Bien sûr, après sa disparition il y a eu l'anéantissement total. J'ai continué à fonctionner parce que j'avais d'autres enfants, dont un bébé d'un an, mais tout mon être était de l'autre côté du voile. Petit à petit, Lina m'a fait redescendre sur terre.
Puis, est venu le moment où elle m'a présenté des Maîtres de l'au-delà qui m'ont transmis des enseignements et demandé d'écrire des livres. Parallèlement, les Êtres de lumière amenaient dans ma vie des cas pratiques de personnes malades ou endeuillées que je devais guider sur le chemin de la guérison.

Quelle partie de l'être guidez-vous ?
C'est une médecine de l'âme. Le but étant d'aider la personne à trouver son propre chemin de guérison. C'est l'âme qui est le capitaine du navire, elle va choisir le moment de la naissance et le moment de la mort. Nous ne pouvons pas modifier les choix de l'âme, elle a sa volonté propre, mais, avec son aide, nous pouvons aider l'esprit humain à vivre le mieux possible son incarnation.

Quelles sont les souffrances que vous rencontrez souvent ?
La désunion, le conflit entre l'âme et l'égo. Entre notre partie légère, subtile, et la partie la plus lourde, la plus terrestre de notre être. Lorsque l'égo n'est pas du tout intéressé par les aspirations de l'âme, cela crée des dé-ballancements, des inconforts, des maladies. La maladie est une occasion apportée par l'âme pour que le reste de l'être s'aligne à ce qu'il est vraiment venu faire sur terre.

Est-ce que Lina est toujours présente avec vous ?
Oh oui. Lorsque j'interviens à l'extérieur pour parler avec les gens, ce sont généralement les êtres de lumière ou les Médecins du ciel qui interviennent. Mais elle est tout le temps avec moi parce que c'est mon lien avec le ciel, nous sommes en collaboration constante. Hier soir, la conférence que j'ai donnée à Monthey a été sous forme d'un dialogue avec Lina. Elle est venue s'exprimer devant les gens. Pour moi c'était comme si je passais une soirée avec ma fille, c'était merveilleux.

Quelle est l'une de vos missions ?
Faire ressentir aux gens cet amour qui vient de l'autre monde, de Dieu, de la Source. Leur parler de cette après vie. De la mort, qui est un passage dont il ne faudrait pas avoir peur. Bien sûr, il y a toutes les tristesses, mais, comme à la naissance, en fait, parce que, quand nous naissons, nous quittons notre famille d'âmes. C'est une préparation qui se fait, heureusement, beaucoup mieux que la mort, sur Terre. Le choix de l'incarnation est préparé. Il est plus difficile de mourir. En tant qu'être humain, nous avons sur nous « le voile de l'oubli », cela nous laisse dans l'inconnu et crée de nombreuses peurs. Mais au final, ce sont des passages relativement identiques.

Est-ce que les communications avec l'autre monde passent par des sensations physiques ?
Il y a plusieurs possibilités. Lina m'a menée sur différents chemins qui m'ont permis d'expérimenter différents sens. Elle s'est manifestée à moi par l'ouïe, la vue, et, elle m'a permis de voyager dans l'astral. Mais nous avons également communiqué par l'écriture automatique et intuitive. A présent, ma façon de communiquer, après plusieurs années d'expérience, est devenue plus subtile.

Est-ce que Lina communique avec le reste de la famille ?

Oh oui, elle communique avec nous tous. C'est le guide principal de sa soeur Lucie, toutes les deux étaient très proches. Lucie a eu un choc émotionnel si puissant au décès de sa soeur qu'elle a déclenché une ataxie cérébelleuse. Aujourd'hui, elle est épanouie malgré son handicap qui la contraint depuis l'âge de 13 ans à se déplacer en chaise roulante. Lina est également le guide principal de Sanjana, sa demi-sœur qui avait un an et demi à son départ. Puis, il y a le petit garçon, Sam, qui a 7 ans et demi. A moment donné, les guides du ciel m'ont dit : tu auras un fils. Je leur ai répondu; non, j'ai trois filles et j'ai plus de 40 ans, ça va, merci. Et cet enfant est arrivé hors ovulation, je suis tombée enceinte à 43 ans. Son arrivée m'a permis de m'ancrer solidement dans la matière. Alors, lui aussi, il a plein de perceptions, il est très sensible à tout ça, et il est toujours après moi, même un peu trop, rires, pour me demander des soins, etc. Mais, pour l'instant, je préfère encore le protéger.

Pourquoi ?

Avant que je sois enceinte de lui, j'ai eu affaire aussi à des entités plus malveillantes. Donc, j'ai fais des exorcismes. L'entité qui sait qu'on va la perturber, essaie de nous effrayer. Cela se traduit par des attaques. Quand c'est sur moi, ça va, ça me surprend toujours un peu, mais je n'ai pas peur.
Lors d'une grossesse, l'enfant et la mère partagent la même énergie, du fœtus à l'âge de 7 ans. C'est pour cela qu'il est si difficile pour une mère et son enfant d'être séparés dans les premières années.

Juste avant les 7 ans de Sam, quelqu'un m'a demandé de l'aide. La souffrance et la détresse de cette personne m'ont touchée, alors j'ai accepté. Au moment même, mon fils a été attaqué par l'entité. Je me suis retirée, naturellement.

Qu'est-ce qui empêche le commun des mortels d'entrer en communication avec les êtres de lumières, les Anges ou les défunts ?
La peur de l'inconnu, la peur de ne pas entendre la bonne entité, d'être perturbé. On lit tellement de choses maintenant, on en entend même un peu trop. Systématiquement, il y a des thérapeutes, dès que quelqu'un a un problème, qui s'exclament : « Hou là là, t'as au moins 50 âmes errantes qui tournent autour de toi ! » On est un peu trop dans ce côté « danger ».
Normalement, il n'y a pas de raison d'avoir peur. C'est extrêmement rare que quelqu'un qui communique ait des problèmes de par cette communication avec des entités. Notre âme est notre gardienne, c'est elle qui va nous guider, qui va nous laisser percevoir, entendre, voir ou etc. Si cela ne se produit pas, il faut aussi apprendre à accepter cet état de fait.
Puis, le doute aussi nous empêche de percevoir l'autre monde. L'auto-suggestion ou l'auto-sabotage, « je ne suis pas digne de ». Parce que c'est inné, nous avons tous le canal qui est grand ouvert.

Que proposez-vous dans vos cours de channeling ?
Ces cours qui m'ont été dictés par les êtres de lumière, permettent aux participants d'apprendre des techniques d'élévation du taux vibratoire. C'est aussi tout un travail d'épuration, c'est pour ça que 2 séances de soins à distance sont prévues dans le cursus. En allant progressivement, en s'appropriant ses propres ressentis, on apprend la gestion des différentes situations qui peuvent se présenter. Finalement, c'est facile, rires.

A Saignelégier, vous allez nous présenter une conférence et donner un atelier. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Pour la conférence, ce sera un dialogue avec Lina. Nous allons raconter notre histoire, comment est-ce que nous sommes arrivées à ce que l'on fait maintenant, comment on a réussi à passer au-delà des épreuves. On va parler de la mort. Le titre de la conférence sera : « Osez vivre le deuil. »
Pour l'atelier, ce sera avec les Médecins du ciel, mais il m'est impossible de vous dire à l'avance comment cela va se dérouler. Le programme s'ajuste en fonction des personnes présentes. Mais cela sera de toute façon un travail sur l'émotionnel et en lien avec le thème du salon « osez vivre, osez réussir ».

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Lausanne, le 31 janvier 2014
Catia D'Amore

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