Chers internautes,

C'est un privilège pour moi de solliciter un entretien de personnes comme le Professeur Joyeux dont je regarde les vidéos avec attention depuis longtemps, ou le Docteur Bigot qui soulage les patients lors de traitement du cancer...

Mon souhait est que vous ayez autant de plaisir à lire ces entretiens que j'ai à les écrire.

Bien à vous

Christiane Kolly

Entretiens : Professeur Henri Joyeux - Dr Jean-Lionel Bagot


Docteur Jean-Lionel Bagot - page internetjean lionel bagot

Conférences
Vendredi 10 novembre à 17h00 et samedi 11 novembre à 10h45
L’homéopathie une réponse aux effets secondaires des traitements du cancer

Bonjour Jean-Lionel Bagot,

Vous vivez en Alsace, nous sommes voisins, quel effet cela a-t-il pour un homme d'être né et de vivre en Alsace ? Que reste-t-il de l'influence germanique ?

Rires... Je suis normand et j'ai épousé l'Alsace et une alsacienne en même temps. Pour rien au monde je ne quitterais l'Alsace parce que je me sens plus alsacien que n'importe quoi d'autre. Ce qui me plaît beaucoup ici, c'est la sincérité des relations humaines, la sincérité des relations professionnelles et cette notion de l'importance du travail bien fait. L'influence germanique en Alsace se manifeste par cette rigueur dans le travail, mais aussi dans l'amitié et dans les relations humaines.

Vous avez reçu une médaille de bronze "Acte de courage et de dévouement" en août 2016 pour quelle raison, racontez-nous ?

Je suis nageur, c'est ma passion la natation. En été 2015, j'ai sauvé de la noyade trois adolescents, deux filles et un garçon. Les vagues les avaient emmenés au large et je les ai ramenés l'un après l'autre. C'est pour moi un très beau souvenir et aujourd'hui encore ils restent en lien avec moi, je les accompagne dans la vie en amitié. Ils me disent avoir vécu avec moi une renaissance. Cet été, le garçon m'a même offert sa médaille de baptême. C'est une belle histoire qui m'a valu d'être l'alsacien de la semaine dans le journal "L'Alsace".

Vous avez choisi d'être Docteur en médecine, vous auriez pu devenir ingénieur, architecte ou plus simplement commerçant ou artisan, pourquoi avoir choisi cette voie ?

Je n'imagine pas une seconde faire autre chose que de soigner les autres. Je n'étais pas très bon à l'école, j'ai eu mon bac in extremis. En première année de médecine, j'ai très bien réussi, c'était vraiment ma voie. Pour moi, c'est le plus beau métier du monde. Mettre mon énergie dans autre chose que soigner pour moi c'est impossible, je ne suis jamais allé travailler à reculons.

Vous vous êtes ensuite tourné d'abord vers l'acupuncture puis vers l'homéopathie, qu'est-ce qui vous a amené à faire ce choix de thérapies dites parallèles ?

Je les appellerais plutôt thérapies complémentaires. D'abord je suis médecin et en tant que tel, je vais utiliser la thérapie la mieux adaptée à mon patient. Il m'arrive de prescrire cortisone, antibiotiques ou morphine si c'est nécessaire. Par contre, lorsque c'est possible je commence par des thérapies non toxiques, je recherche l'innocuité maximale pour les patients dans mes traitements. En cas de pathologie grave, il faut trouver les thérapies efficaces, l'homéopathie ou l'acupuncture ne peut pas tout soigner,

L'homéopathie, méthode thérapeutique consistant à prescrire à un malade, sous une forme fortement diluée et dynamisée, une substance capable de produire des troubles semblables à ceux qu'il présente. Êtes-vous d'accord avec cette définition ? Qu'auriez-vous à ajouter ?

Oui, l'homéopathie repose sur trois principes. Le premier est celui de la similitude, soigner par les semblables, c'est toute la différence par rapport à la médecine conventionnelle qui soigne par les contraires. On est dans un autre paradigme thérapeutique. On soigne avec une substance qui produit des symptômes identiques à ceux du malade. Le deuxième principe est celui de la globalité des symptômes du patient. On soigne les réactions que présente le patient et non sa maladie. Nous pouvons tous faire des grippes différentes, la même maladie avec des symptômes différents, soigner la spécificité de la personne dans sa lutte contre la maladie. Le troisième point important c'est l'infinitésimalité, l'utilisation de substances suffisamment diluées pour qu'il n'y ait pas de toxicité. La substance doit être dynamisée pour que l'information soit transmise aux molécules d'eau dans lesquelles elle est diluée.

Qu'est-ce qui fait que cela amène la guérison ?

C'est une très bonne question et si vous avez la réponse, vous me prévenez ! Pour l'instant, personne ne sait comment l'homéopathie agit et c'est dommage parce qu'on utilise une thérapeutique médicale dont on ne connaît pas le mode d'action. Pour moi qui suis un chercheur et un scientifique, ça n'est pas satisfaisant. Nous avons des hypothèses, c'est une thérapeutique réactionnelle comme l'acupuncture, des forces de guérison naturelles dans l'organisme sont stimulées. C'est comme si vous mettiez des panneaux qui indiquent la direction à prendre sur une route, indiquer à l'organisme comment réagir. Un exemple : en cancérologie, les patients font souvent une thrombopénie, le nombre de plaquettes dans le sang baisse. Comment les faire augmenter, aucun médicament n'existe. En homéopathie, je vais prescrire du venin de crotale. La raison, si vous avez été mordu par un crotale, cela fait chuter les plaquettes dans l'organisme et vous mourrez par hémorragie interne. Si vous donnez à l'organisme de petites doses de venin de crotale, il entend qu'il doit rapidement fabriquer des plaquettes. Le patient en cancérologie qui reçoit de petites doses de crotale va voir son taux de plaquettes dans le sang remonter. L'homéopathie est une thérapie informationnelle pour l'organisme qui va réagir.

Ma fille aînée ne croit pas à l'homéopathie, elle s'en moque d'ailleurs. Diriez-vous que dans le domaine il est question de croire ou ne pas croire ?

Pour moi c'est une pratique médicale. Elle est souvent attaquée. On se demande qui on dérange ? On utilise une médecine qui coûte peu cher, qui n'est pas iatrogène (sans effets secondaires), et qui guérit les gens... Il est vrai que pendant que le patient utilise de l'homéopathie, il n'achète pas autre chose. Pourquoi cette moquerie alors que beaucoup de personnes l'utilise pour se soigner. Les médecins et les patients sont satisfaits. Pourquoi ne pas s'interroger, c'est une réalité. On ne sait pas encore comment, mais ça fonctionne. Des études scientifiques existent, en double aveugle, mais elles ne sont pas suffisamment nombreuses. Les moyens financiers manquent, les médecins qui font ces études sont souvent des bénévoles. Un tube d'homéopathie coûte en France 2,26 euros pour un traitement de quinze jours. C'est considéré comme du sucre et le sucre n'est pas cher à fabriquer. Les physiciens ont démontré qu'il se passe quelque chose, que les molécules d'eau dans le solvant sont modifiées, mais on ne sait toujours pas comment cela réagit sur l'organisme. L'acupuncture dure depuis trois mille ans et on ne sait pas non plus comment ça marche. Il faudra faire des études de pratique, par exemple se poser la question de savoir dans la population suisse quel est l'état de santé de ceux qui utilisent l'homéopathie par rapport aux autres ? Quelle est leur opinion à ce sujet ? Et quel en est le prix pour la société ? Les coûts de la santé, sujet d'actualité, pourquoi les caisses maladies ne commandent-elles pas ces études ? Au contraire, l'homéopathie est attaquée... Il faudrait une fois pour toutes sortir de l'opposition de ceux qui croient et les autres. Cela rejoint la médecine intégrative, les anglo-saxons disent "Take the best of the both", prends le meilleur des deux. Je travaille comme cela chaque jour.

Quelle est l'importance de l'écoute que vous apportez à vos patients ? Vous n'allez pas prescrire des antidépresseurs sans proposer une forme de thérapie ?

L'écoute fait partie de la prise en charge et cela tous les médecins le pratiquent, enfin je l'espère. Certains êtres se contentent de béquilles, peut-être qu'ils ne veulent pas aller plus loin, qu'ils ne sont pas prêts. C'est leur choix. Le message serait : pas de dogme, pas de chapelle, l'important c'est le patient. L'idée est d'utiliser l'outil qui convient le mieux pour que la personne aille mieux.

Une de vos conférences passées a pour titre "Accompagnement et soins de support des patientes traitées pour un cancer du sein" Mais dites-moi quel est selon vous le rôle du soutien-gorge sur la santé des seins des femmes ? Est-il préférable selon vous d'en porter ou non ?

Ma réponse sera celle de la patiente. Vous en tant que femme, qu'en pensez-vous ? Évidemment, une patiente qui a subi une opération et qui a des problèmes lymphatiques, je déconseillerai un soutien-gorge à armatures, la même chose si elle est en radiothérapie. Pour l'instant, je n'ai pas d'arguments scientifiques suffisants pour avoir une attitude dirigiste à ce sujet.

"L’homéopathie une réponse aux effets secondaires des traitements du cancer" c'est le titre de vos conférences. Soulager les personnes qui suivent des traitements lourds, accompagner des personnes en fin de vie parfois, pourquoi avoir choisi cette voie aujourd'hui ?

Je ne vois plus que des patients qui sont en cours de traitement pour un cancer. C'est ma spécialité depuis plusieurs années. J'ai fait une formation universitaire de cancérologie qui m'a passionné, je peux venir en aide aux patients qui en ont besoin. Je me sens très utile. La consultation se fait souvent à trois, il y a le médecin, le malade et la mort. C'est profond, sincère, en vérité, aussi bien pour le patient que pour moi-même. Je travaille aussi dans un service de soins palliatifs, c'est un travail lourd, par toujours facile mais ô combien important, important d'être présent auprès des patients dans ces moments-là.

Auriez-vous un dernier message pour nos lecteurs ?

Vivez la vie ! Une vie heureuse de préférence !


Joyeux couple optProfesseur Henri Joyeux & Christine Bouguet-Joyeux www.professeur-joyeux.com

Conférences à la salle 4A

Vendredi 10 novembre à 20h15 :
Nutrition et prévention des maladies de civilisation : Diabète, obésité, cancers et maladies auto-immunes des Rhumatismes à l’Alzheimer

Samedi 11 novembre à 10h45 :
Faut-il manger bio pour la santé ?

Bonjour Professeur Joyeux,

Quel patronyme magnifique. Comment l’appréciez-vous ?

Formidablement bien, je suis JOYEUX 24 heures sur 24, c’est ce que me dit mon épouse et je la crois.

Vous a-t-il amené parfois des commentaires ?

J’ai eu droit au professeur (ce que je suis) et au nain, pour 1m78 !

Avez-vous une anecdote à ce sujet ? Pensez-vous qu'un nom comme le vôtre puisse avoir une influence sur la vie de la personne ?

Oui, car mes 4 frères ont aussi la pêche. Ils sont comme moi, optimistes, créatifs et imaginatifs, idem pour les 3 garçons que nous avons eus mon épouse et moi. Mon épouse étant très artiste, a passé ses gènes à nos 3 filles et nos 3 gars et j’ai vraiment l’impression que tout cela est passé sur nos 16 premiers petits enfants : 8 filles et 8 garçons.

Vous êtes médecin, écrivain, conférencier, professeur des universités, praticien hospitalier pour ne parler que de la partie professionnelle, comment gérez-vous toutes ces casquettes ? Pour être actif dans tous ces domaines, seriez-vous un être passionné ?

Oui, je suis passionné d’anthropo-logique. Je découpe le mot en 2 pour lui donner plus de sens. Mes très nombreuses rencontres avec la maladie quelle que soit la partie de l’Être qu’elle atteint, mont permis et me permettent de comprendre comment fonctionne un Être humain en équilibre, ce qui lui procure du bien-être, lui permet de trouver son unité qui va de l’intérieur vers l’extérieur : corps, esprit, coeur et âme.

En relation avec le thème du salon, "Rendez-vous avec la lune, la féminité", avez-vous remarqué dans votre pratique que la lune pouvait avoir une influence sur l'humain ? Il est coutume de dire aujourd'hui que l'homme (l'être humain) a un côté masculin et un côté féminin, quelle est votre opinion à ce sujet ?

Je me sens évidemment très masculin avec tout ce que cela signifie de défauts et de qualités, mais capable aussi d’exercer ce qu’on appelle la féminité, c’est-à-dire la douceur, l’écoute, la réflexion, le silence, la tendresse… avec ceux qui m’entourent comme avec les malades. Je crois cependant qu’opposer masculin et féminin dans l’homme et idem chez la femme est une erreur. Nous sommes tous aptes à exercer des qualités très importantes que nous ne soupçonnons pas. N’enfermons pas les hommes dans leurs seuls défauts masculins et idem pour les femmes. Ce que je sais pour l’avoir à la fois expérimenté et vérifié dans un dialogue de confiance avec de nombreuses femmes, c’est que nous sommes complémentaires, hommes et femmes. Avez-vous remarqué combien aujourd’hui les femmes ont perdu ou n’ont pas grande confiance dans les hommes. Et cela tend à devenir réciproque. C’est un immense problème dans notre société. La femme a besoin du thorax de l’homme, symbole de la protection, de la force, de la virilité… et combien d’hommes ne savent plus qui ils sont.

Catholique, vous défendez avant tout les valeurs de la famille. Toujours en relation avec le thème du salon, quelle est selon vous la place de la femme au sein de la famille, au sein de la société ?

Oui je suis ”catholique” et sans orgueil. je traduis par la signification réelle du mot qui veut dire ”universel”, c’est-à-dire les yeux et les oreilles ouverts à 360°.  Cela permet de rester humble de, goûter tous les jours à la source des textes qui, dès le matin vous ouvrent le coeur et l’âme. La femme est pour moi le socle affectif de la famille évidemment surtout quand les enfants sont petits. Mon épouse est un puits de tendresse, ce qui ne l’empêche pas de se rebeller quand je suis trop exigeant. Elle a merveilleusement géré nos enfants, travaillant bien plus que moi, très présente auprès d’eux, quand j’étais en salle d’opération passionné par mon métier de chirurgien cancérologue. Que d’enfants souffrent des séparations parentales ! Si les adultes savaient quel chaos est dans la tête d’un enfant quand il voit ses parents se déchirer.

Vous allez donner ces 2 conférences avec Christine Joyeux votre épouse. Vos conférences ont pour objet la nutrition, alors que vous avez longtemps traité des sujets plus médicaux. Est-ce pour le plaisir de travailler avec votre épouse que vous avez choisi ces thèmes ou ont-ils pris pour vous une plus grande importance ?

Oui, j’aime beaucoup la présence de mon épouse qui complète parfaitement mes conférences. Je transmets la théorie, elle transmet la pratique, le concret, comment faire au quotidien. Elle le fait avec beaucoup de finesse, et parfois se moque de moi publiquement ce que j’adore…Elle répond parfaitement aux questions du grand public toujours très pertinentes. Les deux thèmes que nous traiterons ensemble sont très complémentaires et le grand public, les familles sont très demandeurs de réponses à leurs nombreuses interrogations.

Vous avez soutenu le fait que la consommation de lait et produits dérivés avait une influence sur la survenance de maladies auto-immunes, de cancers et d'allergies. Comment expliquez-vous cela ?

Attention ! Pas n’importe quel lait. Si vous récupérez le lait à la ferme, de vaches, de chèvres ou de brebis et que vous le faites bouillir comme autrefois, il n’y a pas de danger, car vous détruisez par la chaleur et le temps de faire bouillir (plusieurs minutes) les facteurs de croissance normalement présents dans les laits des animaux-mères. Avec les laits conservés à UHT (Ultra Haute Température), 130 à 140°C pendant quelques secondes, vous détruisez les germes, certainement les vitamines, mais vous ne détruisez pas les facteurs de croissance pour les veaux, les chevreaux, les agneaux… Cela ne doit pas empêcher de consommer de bons fromages à pâtes molles tels que le Brie de votre pays, la Tomme vaudoise, à pâte extra-dure ou dure, le Sbrinz AOP, l’Emmentaler et le Gruyère AOP, ou à pâte demi-dure, la raclette.  

Galilée a dit que la terre était ronde, puis il s'est rétracté pour sauver sa peau. Le Docteur Gerd Hamer est mort en juillet, il n'a jamais renié sa loi d'airain. Croyez-vous que dans 50 ans, on dira que le 20 siècle a été celui d'une médecine barbare ?

Je n’ai pas connu le Dr Hamer et je suis resté méfiant et dubitatif sur ses travaux et conclusions. La médecine et la chirurgie ont fait d’énormes progrès, mais ce qui est inquiétant c’est qu’on a ”saucissonné” le corps humain, en organes, en tissus, en cellules, en gènes… ce qui fait qu’on a perdu souvent la vision globale, holistique. Les nutritionnistes, les naturopathes, les ostéopathes, les chiropracteurs ont cette vision, c’est pour cela qu’ils ont tant de succès et ils voient juste.

Avant de nous quitter, alors Professeur Henri Joyeux, radié ou pas radié ? Cela ressemble à un combat ! Comment vivez-vous cela ?

Je ne suis pas radié de l’ordre des médecins, contrairement aux bruits que font courir dans la presse malhonnêtement certains confrères plus ou moins médiatiques, en particulier liés à Big pharma et à l’empire vaccinal. Je mesure avec humour l’ignominie quand elle sert des intérêts financiers majeurs qui ne sont pas au service de la santé et des malades. 

Voir les scandales des DistilbèneMédiator, Vioxx, Dépakine, Parlodel, des THS à la ménopause, du Levothyrox, de certaines pilules et récemment celui des vaccins ”contaminés” par l’aluminium après le scandale du sang contaminé par le sang de donneurs atteints par le virus du sida.

Pardonnez-moi, vous avez atteint l'âge où vous pourriez couler des jours heureux et tranquilles. Qu'est-ce qui fait courir le Professeur Joyeux et son épouse ?

Vous avez raison, je pourrais avec mon épouse aller jouer au golf comme certains me le proposent pour me faire taire. Ils se trompent totalement. Tant que j’aurai et mon épouse avec moi, un souffle d’air, je travaillerai et informerai le grand public qui a soif de connaissance pour sa santé. C’est mon métier, c’est ma mission. 

Un tout grand merci, Professeur Joyeux !