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Entretiens : Christelle Delsaut, membre du Comité du Salon, a décidé de prendre le micro et de partir à la découverte des exposants, conférenciers... de cette 12e édition.
Choisissez l'interview:
Michel Sommer • Isabelle Mauron-Coquoz, Gisèle Tosalli et Catherine Gobet-Audergon • André Dunand • Sandra Kolly • Jean-Denis Geldof • Christelle Delsaut • Marc Ivo Böhning • Moniq Clerc • Richart Maire • Simone Rutishauser • Christiane Savio
ENTRETIEN AVEC... Michel Sommer
Présentation de l'Atelier-jeu de société version géante "JONAS ET LE TROU NOIR"
- Michel Sommer, pouvez-vous nous parler de votre passion pour l'astronomie ?
- J'ai fondé en 1991 le Club d'astronomie de Divonne-les-Bains (France) (nous avons fêté notre vingtième anniversaire le 23.10. dernier). La passion de l'astronomie est donc une histoire ancienne. En fait le club d'astronomie M51 a vu le jour un peu par hasard. Trois adolescents ont fait paraître un petit avis dans le journal du Pays de Gex, "Le Pays Gessien" en vue de créer un club. J'ai répondu et avec un autre adulte, nous avons fondé le Club. J'en ai écrit les statuts et fait les démarche pour notre immatriculation. Les débuts ont été difficiles : pas de local, pas d'argent et un instrument. A l'heure actuelle, 20 ans après, nous avons une trentaine de membres, dont de nombreux enfants, un (petit) observatoire, et plusieurs instruments d'observation.

- Et le jeu de société, était-ce une passion d'enfant ?
- Nous avons toujours joué en famille, mais sans que cela soit une passion. La création de "Jonas et le trou noir" est - encore - le fruit du hasard. Au cours d'un atelier, nous avons demandé aux enfants de dessiner un jeu de l'oie astronomique. Un seul enfant - Jonas - nous a présenté un dessin présentable qui est resté dans une armoire pendant très longtemps jusqu'à ce qu'il soit "exhumé". J'ai pensé alors qu'on pourrait en tirer quelque chose. Avec mon épouse, nous avons commencé par consulter des astrophysiciens et des spécialistes de jeux de société. Puis nous avons élaboré un premier projet que nous avons testé avec les jeunes membres de notre club. Ensuite nous avons fait protéger la marque.
J'ai finalement composé les 150 questions qui composent le jeu ainsi que les règles du jeu.
L'aventure a duré environ 3 ans jusqu'à la fabrication et la commercialisation.- Donc l'atelier-jeu qui sera proposé à Forum Fribourg est une "version géante" du jeu de société "Jonas et le trou noir" ?
- Ce sera la version "extérieure" du Jeu. Ce sont les enfants qui font office de pions. Cela se joue sur une surface d'environ 15- 20 mètres carrés . Ma femme et moi-même seront les animateurs de cette journée.- Autre chose à préciser sur ce jeu à la fois amusant et éducatif ?
Oui, il a servi de base à un quiz qui a reçu le label officiel de l'année Mondiale de l'astronomie en 2009. Le quiz est toujours en ligne à l'adresse www.test-astronomie.com.Pour terminer je vous donne l'adresse de notre site web du Club ou vous pourrez trouver diverses informations ainsi que l'ensemble de notre (très modeste) publication "Le Tourbillon". www.m51.asso.cc-pays-de-gex.fr
Merci à vous Michel Sommer, et à très bientôt à Forum Fribourg pour cette expérience astronomique destinée aux plus jeunes mais ausi aux grands !
Quelques informations complémentaires :La version Extérieure - dérivée du jeu de plateau - est composée de 25 plaques 50x50 cm avec des photos d'objets célestes. La partie se joue par 5 équipes ou 5 joueurs individuels. Comme dans la version "autour de la table" les embûches sont nombreuses et variées. La première équipe qui arrive dans la galaxie M51, dite du Tourbillon a gagné la partie.
Un jeu qui émerveillera petits et grands et fera passer d'excellents moments à tous les amoureux du ciel et à tous ceux qui vont le devenir !
Plus d'infos sur : http://editionsespace.com/produits.html
ENTRETIEN AVEC… Isabelle Mauron-Coquoz, Gisèle Tosalli et Catherine Gobet-Audergon (Psycho-kinésiologie)

"Nous avons choisi de travailler ensemble sans leader,
chacune avec sa couleur, sa force,
dans une ambiance chaleureuse, amicale."

- Bonjour Catherine, bonjour Gisèle et bonjour Isabelle, Toutes 3 enseignantes en psycho-kinésiologie, vous donnez 3 conférences le même week-end, comment cela se fait-il
- 3 conférences sur 3 thèmes différents pour réaliser que la psycho-kinésiologie apporte des connaissances utiles et applicables dans tous les domaines de nos vies. Elle enseigne un autre regard. Chacune de nous enseigne la psycho-kinésiologie, mais a un parcours de vie différent. Nous sommes uniques dans nos histoires de vie, il est donc logique que chacune choisisse un thème qui lui tient à cœur.
- Pratiquez-vous toutes la psycho-kinésiologie à plein temps ?
- Oui nous pratiquons toutes mais dans différents domaines : Isabelle consulte et enseigne ainsi que Gisèle. Catherine consulte, enseigne et l'applique aussi dans l'enseignement spécialisé.- Ne craignez-vous pas de vous faire concurrence ?
- Non, jamais nous n'avons eu cette idée car une personne qui doit venir chez l'une d'entre nous sera la bonne. Notre but est de partager et de transmettre des connaissances, une méthode qui nous a chacune aidé dans notre parcours de vie. Si nous pouvons apporter à notre tour à d’autres personnes en recherche d’un mieux-être, alors cela nous porte également. Cette ambiance d’échange, nous la retrouvons dans notre groupe de travail, 6 collègues de 40 à 70 ans devenues amies.
- Comment est né ce groupe ?
- Notre groupe est né il y a 7 ans. Il a débuté par une intention commune : nous avions toutes envie de continuer à nous ressourcer auprès de Réal Choinière , l’initiateur de la psycho-kinésiologie et de son épouse Célyne, ce sont des amis précieux. Depuis là, chaque année Réal et Célyne sont invités à venir en Suisse pour nous faire partager leur découverte, leur approfondissement. Nous revenons d'ailleurs de chez-eux (Canada, Québec). Ils nous ont pour la deuxième fois invitées et durant 7 jours nous avons étudié ensemble pour évoluer toujours et encore. Tous les jours, nous sommes reconnaissantes de travailler ensemble, 6 personnes de 40 à 70 ans qui collaborent depuis 7 ans, c'est un réel cadeau. En septembre 2012, nous débuterons une formation longue que nous donnerons sans la présence physique de Réal et Célyne, mais avec leur appui.
- Mais pourquoi faire le choix de travailler en groupe ?
- Aujourd’hui chacun veut avoir sa place et se compare aux autres ce qui crée beaucoup de tensions et de rivalités. Nous avons choisi de travailler ensemble sans leader, chacune avec sa couleur, sa force, dans une ambiance chaleureuse, amicale. Le regard de l’autre nous permet de rester humble. Ce groupe est une opportunité de mettre en pratique ce que nous enseignons.
- Il y a cette phrase qui semble l’une des phrases clef de la psycho-kinésiologie : « Tout part d’une pensée ». Que pensez-vous justement de la place de la pensée dans notre vie quotidienne ?
- La pensée est l'outil de l'Homme le plus merveilleux, le plus extraordinaire s'il est géré, mais elle peut être aussi un poison dans son côté négatif.
Je m'explique : la pensée a un impact sur mon émotion et sur mon corps physique. Exemple, si je pense à la conférence que je vais donner, je vais sentir de la peur puis si je laisse encore aller mes pensées sans les diriger je vais sentir dans mon corps des tremblements, peut-être une rigidité, une oppression. Tout est en relation. Par contre, si je pense à la conférence en pensant à l'enthousiasme que me procure la psycho-kinésiologie, à la joie de partager avec les autres en toute humilité, je me sentirai légère, heureuse et calme. Donc « Tout part d'une pensée », en devenir conscient puis choisir d'installer une pensée qui nous fait du bien s'entraine afin d'amener la chaleur dans le corps pour retrouver un équilibre.
Choisir Tendresse pour la ressentir et pour qu'elle se propage dans le corps.
La psycho-kinésiologie apprend comment être en charge de nos pensées, de nos émotions et de nos actions. La plupart du temps, nous subissons nos pensées automatiques et instinctives. Et elles influencent négativement notre monde intérieur et notre santé. Ces 3 niveaux, corps-âme-esprit, sont indéniablement reliés.- Nous vous retrouverons cette année encore au Salon du Mieux-Vivre de Fribourg, sauriez-vous nous dire à combien d’éditions vous avez participé ?
- Plusieurs personnes du groupe participent depuis plus longtemps au salon mais si nous parlons de "notre" groupe cela fait la 4 ème ou 5ème fois, certaines années nous n’avons pas eu de stand mais nous avons donné des conférences.
- En quelques adjectifs, pourriez-vous nous décrire le salon de Fribourg, son atmosphère, ce qu’il vous apporte année après année ?
- Le salon est une rencontre, un partage ouvert et convivial. Nous sommes tous et toutes à la recherche d'un mieux-être pour nos enfants, nos amis, nous-même. Le salon donne la possibilité à tous ces chercheurs de découvrir ce qui leur correspond le mieux. Pour nous, enseignantes en Psycho-Kinésiologie, le salon nous donne la possibilité de la développer et de continuer d’être présentes pour les personnes qui connaissent déjà cette méthode
- Isabelle Mauron Coquoz, Gisèle Tosalli et Catherine Gobet-Audergon merci beaucoup pour cette interview qui nous a permis de mieux vous connaître et au plaisir de vous retrouver en novembre prochain à Forum Fribourg.(Salon du Mieux-Vivre de Fribourg - CD 2011)
Site internet : http://www.psychokinesiologie.ch
Conférences :Isabelle Mauron-Coquoz :
"La difficulté, une opportunité de transformation", vendredi 4 novembre, 18h15, salle 3CD
Gisèle Tosalli : "Pardonner, le chemin vers la Liberté", samedi 5 novembre, 15h45, salle 3E
Catherine Gobet-Audergon : "Ma vie, un cadeau", dimanche 6 novembre, 14h15, salle 3AB
ENTRETIEN AVEC... Le comité !
Portrait chinois d' André Dunand, Organisateur : Si j'étais une saison, je serais l'hiver
- Si j'étais un élément, je serais le feu
- Si j'étais un chocolat, je serais un croissant branche Cailler au sortir du four
- Si j'étais une fleur, je serais un narcisse
- Si j'étais une chanson, je serais In my secret life de Leonard Cohen
- Si j'étais un personnage de bande-dessinée ou de livre pour enfant, je serais Le Chat de Philippe Geluck
- Si j'étais un super-héro, je serais Robin des Bois
- Si j'étais une invention (existante ou non), je serais un télétransporteur
- Si j'étais un loisir, je serais un week-end prolongé
- Si j'étais un salon, je serais Les Salons du mieux-vivre, les rendez-vous bi-annuels* * *
Portrait Chinois de Sandra Kolly :

- Si j'étais une saison, je serais... le printemps
- Si j'étais un chocolat, je serais... au lait et noisettes (Cailler de préférence)
- Si j'étais une fleur, je serais... un tournesol
- Si j'étais une chanson, je serais... Nostalgique
- Si j'étais un personnage de bande-dessinée ou de livre pour enfant, je serais... Bambi
- Si j'étais un super-héro (une super-héroïne), je serais... Quelqu'un qui retrouve les enfants disparus
- Si j'étais une invention (existante ou non), je serais... La télé
- Si j'étais un loisir, je serais... Un voyage
- Si j'étais un salon, je serais... Le Salon du mieux-vivre bien sûr :-)* * *
Portrait chinois de Jean-Denis Geldof

- Si j'étais une saison, je serais le printemps
- Si j'étais un élément, je serais... L’air
- Si j'étais un chocolat, je serais des pralines…belges
- Si j'étais une fleur, je serais... Une marguerite
- Si j'étais une chanson, je serais... Avec le temps
- Si j'étais un personnage de bande-dessinée ou de livre pour enfant, je serais Lucky Luke
- Si j'étais un super-héro, je serais Achille Talon
- Si j'étais une invention (existante ou non), je serais... Une machine à voyager dans le temps
- Si j'étais un loisir, je serais… la méditation
- Si j'étais un salon, je serais... Le Salon du Mieux-Vivre !* * *
Portrait chinois de Christelle Delsaut
- Si j'étais une saison, je serais... L'été
- Si j'étais un élément, je serais... Le cinquième
- Si j'étais un chocolat, je serais... Du vrai cacao au lait, chaud et aromatisé au Baileys
- Si j'étais une fleur, je serais... Un coquelicot
- Si j'étais une chanson, je serais... "J'envoie valser" de Zazie
- Si j'étais un personnage de bande-dessinée ou de livre pour enfant, je serais... Nävis (Sillage)
- Si j'étais un super-héro (une super-héroïne), je serais... Wonder Woman, mais sans drapeau américain (et toujours avec son "lasso de vérité")
- Si j'étais une invention (existante ou non), je serais... Une machine à dépolluer la Terre entière, et le cerveau humain par la même occasion
- Si j'étais un loisir, je serais... La randonnée ou.. Les arts plastiques, difficile de choisir
- Si j'étais un salon, je serais... Le Salon du Mieux-Vivre !Et... Merci à mes chers collègues de s'être prêtés à ce petit jeu du portrait chinois :-)
Les membres du comité d'organisation ainsi que toute l'équipe du Salon du Mieux-Vivre de Fribourg se réjouissent de vous rencontrer très bientôt à Forum Fribourg pour la 12ème édition !
ENTRETIEN AVEC… Marc Ivo Böhning« Les Huiles Essentielles font refleurir le sourire »
- Marc Ivo bonjour, comment vas-tu ?
- Ma-gni-fiquement bien !- Fidèle à toi-même donc ! Mais dis-moi : est-ce que parfois cela ne va pas ?
- C'est extrêmement rare... Ca arrive mais c'est extrêmement rare... Là j'utilise quelques huiles, cela fait refleurir le sourire et c'est reparti !
- J'aime demander aux personnes que je rencontre de me parler un peu de ce qu'elles étaient enfants, de ce chemin qui les a amenées à l'âge adulte, et justement j'aimerais savoir si tu étais comme ça, toujours gai, enjoué, pétillant ? Ou as-tu cultivé ça plus tard, avec le temps ?
- C'est en effet quelque chose qui est venu après coup, enfant j'étais extrêmement peu bavard, extraordinairement timide, je n'osais pas dire un mot devant une personne. Ca, c'était avant mes huiles (rires). Elles m'ont totalement transformé à ce niveau.
- Et tu as rencontré les huiles essentielles vers quel âge ?
- Lorsque j'étais enfant j'avais droit à quelques huiles en soins, mais je me suis passionné personnellement pour elles aux alentours des vingt, vingt-deux ans.
- Dans le cadre de tes études ou par une rencontre particulière ?
- Ce sont effectivement des patients qui sont arrivés avec leurs petites fioles et m'ont parlé des huiles essentielles. Puis certains sont venus avec des bouquins, et en fait j'ai vraiment mordu grâce à une rencontre assez extraordinaire : sous mandat de l'hôpital d'Orbe, je faisais des traitements de physiothérapie pour les prisons de la plaine de l'Orbe. Là, j'ai eu un patient pendant trois ans et demi qui était cultivateur de plantes à huiles essentielles. Progressivement, il m'a nourri de sa passion... C'était le moyen pour lui de s'évader en fait ! On a pu partir dans ses champs, dans ses cultures, deux fois une heure par semaine, et c'est là que j'ai vraiment mordu, perdu, j'ai coulé dans une fiole (éclat de rire).
- Belle histoire ! Et donc à la base tu es physiothérapeute de formation ?
- Tout à fait j'ai suivi une formation de physiothérapeute à Genève, je me suis intéressé aux huiles essentielles puis j'ai fais une formation de naturopathe.
- Mais aussi les cours, les conférences...
- Tout-à-fait, et cela a commencé par hasard.
- Le premier cours ou la première conférence ?
- Le premier cours, c'était un hasard complet. J'étais dans un magasin bio, et une amie me dit « Dis-donc Marc, j'avais quelqu'un qui devait donner un cours sur les huiles essentielles pour moi mais malheureusement il ne pourra pas venir la semaine prochaine, est-ce que tu peux faire quelque chose ? » J'ai répondu « Bon ben d'accord, on y va ! » et c'est comme ça que j'ai commencé.
- Et donc tu t'es tout de suite pris au jeu ?
- Complètement ! En fait un quart d'heure après être rentré à la maison je me suis dis « Mon dieu qu'est-ce que j'ai fais là ! » J'étais encore tout timide à l'époque et je me demandais comment j'allais faire. Mais dès que j'ai ouvert la bouche c'est parti et je ne me suis plus arrêté...
- Puisque l'on parle de conférences, pourrais-tu nous dire quelques mots à propos de celles que tu présentera cette année au Salon du Mieux-Vivre ? Commençons par celle avec laquelle tu as cartonné l'année dernière : « L'Amour, la Libido et les Huiles Essentielles ».
- Oui c'était vraiment super, j'ai eu des feeback vraiment chouettes et j'ai vu plein d'yeux pétiller après la conférence. Cette année donc on remet ça pour ceux qui n'ont pas pu venir l'année dernière, pour continuer l'amusement de cette conférence un peu décalée et ludique. Ma deuxième conférence sera « L'Aromathérapie et les Chakras ». Ce sera d'un tout autre ordre, beaucoup plus calme...
- Pas de charmantes jeunes femmes passant dans les rangs avec des échantillons d'huiles essentielles à respirer, comme pour la conférence de l'année dernière ?
- (Eclat de rire) J'espère qu'il y en aura une ou deux tout de même cette année ! Oui c'était sympa, ça c'était fait sur le moment, sur le pas de la porte. J'ai deux ou trois amies qui sont arrivées, et j'ai recruté sur place, c'était vraiment sympa de leur part.
- Donc la conférence sur les chakras, plus « sérieuse » ?
- Oui, on en apprendra un peu plus sur les chakras, sur les huiles essentielles et comment elles peuvent nous influencer. A la fin de la conférence je donnerai aux gens quelques conseils pratiques et des outils pour travailler avec une huile essentielle sur chaque chakra selon les problématiques qu'ils peuvent rencontrer dans leur vie.
- Et depuis combien d'années est-ce que tu participes au Salon du Mieux-Vivre ?
- Cela doit faire cinq ou six ans... J'avais commencé avec une table sur des tréteaux et une feuille A4 scotchée contre le mur en béton. Et petit à petit ça a grandi et puis j'ai grandi avec ! J'ai donné une conférence la première année où je suis venu comme exposant, direct !
- Dis-moi Marc Ivo, qu'est-ce qui te vient là spontanément comme adjectif ou mot pour qualifier le salon du Mieux-Vivre de Fribourg ?
- Du coeur... Ce salon c'est du coeur. C'est ce qui revient souvent quand les gens en parlent, c'est un salon plein de coeur, qui est mené par de la passion, par de l'envie, par de l'enthousiasme... Il y a un côté familial aussi entre les exposants, de l'entraide quand par exemple les gens montent leurs stands, un côté sympathique que j'aime bien.
- C'est probablement parce qu'il y a beaucoup d'exposants qui nous sont fidèles année après année, à la longue on connait bien ses voisins !
- Oui, c'est LE salon du Mieux-Vivre mais en même temps c'est NOTRE salon ! On se retrouve après un an, c'est des sourires, c'est des câlins, c'est vraiment chouette au niveau de la rencontre.
- Et si tu avais une idée, un conseil, quoi que ce soit à dire sur une possible amélioration ce serait quoi ?
- Changer le moins possible !
- C'est amusant ce n'est pas la première fois que j'entends ça ! Ne changez pas ! Mais on peut toujours chercher à faire de petites améliorations et innovations... Sans changer le fond ni l'esprit. Ni.. le coeur !
- Heureusement...
- Marc Ivo, as-tu quelque chose à ajouter, y'a-t-il une question que j'aurais oublié de te poser ?
- Non... Absolument pas. Mais moi j'ai oublié de te poser des questions comme « Comment vas-tu ? » (rires)
- Très bien merci, et j'ai été bien contente de discuter avec toi avant de te retrouver en novembre pour le salon !
- Je serai très heureux d'y venir, youpi !
Conférences :
« L'Amour, la Libido et les Huiles Essentielles » : samedi 5 novembre, 17h00, salle 3E
« l'Aromathérapie et les Chakras » : dimanche 6 novembre, 15h30, salle 3CD
Site Internet : www.guerissure.ch
« La mediumnité est une faculté que l'on a tous, celle de traduire l'invisible dans le visible »
- Bonjour Moniq, comment allez-vous ici et maintenant ?
- Ça va vraiment bien, fatiguée car nous avons eu un déménagement imprévu mais c'est tellement du bonheur... L'endroit est merveilleux et l'on savoure.
- Moniq, sur votre site Internet vous racontez votre parcours, de votre formation de conteuse à celle de médium. Donc contrairement à certaines idées reçues, on peut apprendre la médiumnité ?
- Oui, c'est vraiment une faculté que l'on a tous, celle de traduire l'invisible dans le visible. C'est la capacité de se mettre en lien avec ce qui nous fait vibrer à l'intérieur. Une communication d'âme à âme.
- D’après votre expérience de formatrice, y’a-t-il tout de même des personnes qui sont medium de façon innée et d’autres qui n’arrivent tout simplement pas à établir ce contact avec le « monde invisible » ?
- Cette capacité, nous l'avons tous, mais certaines personnes vont pouvoir la développer de manière incroyable et pour d'autres ce sera plus difficile, peut-être à cause d'un mental, des émotions, des peurs plus présents. Si je prends l’exemple de l'écriture, pratiquement tout le monde sait écrire, mais seulement certains deviennent de grands écrivains... Avant de savoir écrire, il faut apprendre à tracer des traits, s'exercer à faire des lignes et des lignes de lettres, ça se travaille mais tout le monde ne pourra développer le même niveau de qualité. Cela dépend beaucoup de la personnalité, certains abandonnent trop vite, d'autres ont leur ego qui prend le dessus et se disent médiums dans un besoin de reconnaissance alors qu'ils ne le sont pas. Tout dépend aussi beaucoup de la culture dans laquelle on a baigné, dans certaines cultures la mort et l'invisible font partie de la vie au quotidien. Dans notre culture, ce lien avec l'invisible a été oublié ou mis de côté, mais actuellement il y a une recherche, on a plus envie de la religion mais de quelque chose qui soit nourrissant différemment au niveau spirituel, et on ne sait pas forcément comment s'y prendre. Et enfin il y a la famille, l'enseignement des parents et leur attitude face à la mort, aux morts, ainsi qu’ Hollywood qui avec les films d’horreur alimente nos peurs. Tout ceci mis ensemble va permettre à nos capacités de se développer différemment d'une personne à l'autre.
- Personnellement, quand avez-vous pour la première fois senti que vous étiez capable d’entrouvrir cette porte entre les deux mondes ?
- Vous savez je n'étais pas ouverte à la médiumnité, j'avais peur des abus et j'avais des croyances comme « Attention les esprits peuvent nous posséder ». A la base, j'ai suivi une formation en Communication Non Violente car pour moi c'était important depuis l'enfance de pouvoir être en lien avec le côté spirituel de l'être humain et de vraiment pouvoir créer la paix et l'harmonie dans la vie de chacun. Ensuite, la formation de conteuse était un moyen de communiquer aux uns et aux autres tout ce qui est lié à la sagesse, à la philosophie, au côté spirituel, toutes ces valeurs que l'on va toucher à travers le conte. D'ailleurs à l'air de l'ordinateur et d'internet la demande de pouvoir être en lien les uns et les autres par les valeurs et la sagesse du conte a explosé. Puis je suis arrivée à une période de ma vie où tout mes projets tombaient à l'eau... Et là une amie m'a proposé une séance d'écriture automatique. J'ai répondu oui sans savoir ce que c'était.
- Alors ?
- Alors, comme le message m'avait parlé mais de manière générale sans que je sache si c'était vrai, je suis allée à la bibliothèque emprunter tous les livres sur la médiumnité. J'ai ensuite accompagnée une amie à une démonstration d'une medium anglaise, Rita Earey, on aurait dit une adorable grand-mère très anglaise ! Là j'ai été très touchée par cette petite grand-mère. Ma tête me disait « Non c'est pas possible », puis « Il y a un truc, ils se sont mis d'accord », et enfin « C'est dingue mais comment c'est possible ? » Je suis donc allée au deux week-end qu'elle proposait afin de permettre aux gens de se décider à entamer ou non la formation en deux ans. Le premier week-end, j'ai surtout observée, j'étais titillée. Le deuxième je suis entrée en contact pour la première fois avec une personne décédée que je ne connaissais pas, comme si j'avais fait ça toute ma vie. C'était incroyable. Et quand la personne vivante pour qui était le contact a confirmé ce qu'avait transmis l'esprit, j'ai été juste terrifiée. Ensuite j'ai mis des années à revenir à cette même qualité et c'était bien car cela m'a permis de travailler à pouvoir comprendre et développer mes capacités, je me suis aussi formée durant 13 ans à L’Arthur Findlay Collège en Angleterre. J'insiste sur le fait que ce n'est pas en un ou deux week-end de formation que l'on devient médium, cela prend énormément de temps et demande de la pratique, encore et encore !
- Il y a d'ailleurs sur votre site une charte éthique.
- Oui, car quand j'entends dire qu'il y a des personnes qui se disent médium mais qui font en fait ce que j'appelle de la « médiumnité psy-psy », c'est-à-dire qu’avec leur sensibilité et en brodant sur une ou deux informations données, elles abusent des gens et se disent médium, cela est un grand souci pour moi. Les gens attendent aussi souvent des médiums la faculté de leur dire ce qui va arriver dans leur vie ou pas. Mais moi je leur réponds que je ne peux pas prédire leur avenir, si elles prendront leur vie en mains ou pas, c’est elles seules qui peuvent décider d’agir, en tant que médium je peux les rendre attentif, recevoir des confirmations, montrer des directions mais jamais décider et faire pour elles !
- Justement, ne pensez-vous pas qu'avec la popularité des séries télévisées et des films de cinéma sur le sujet les gens se sont fait une idée du médium en décalage avec la réalité ?
- Oui, et il y a aussi toutes ces petites annonces à quatre francs la minute pour des prédictions et retour de l'être aimé ! Cela donne une fausse image et des gens s'engouffrent là-dedans car ils veulent que leurs problèmes s'arrêtent et que la médium leur dise que telle date à telle heure ils rencontreront l'amour de leur vie. Il y a un certain nombre de mediums qui, sans travail de développement personnel, ont ce besoin de plaire, d'être aimé, de gagner de l'argent qui va les amener à dire à ces gens ce qu'ils ont envie d'entendre. C'est pour cela que j'ai créé cette charte éthique. Je dis toujours à mes élèves de dire s'ils n'ont pas le contact, s'ils n'arrivent pas à être au clair, je préfère même en démonstration publique dire que je n'y arrive pas et m'excuser plutôt que de prendre une information et la broder.
- Concrètement lorsque quelqu'un vient vous voir il peut demander à contacter un esprit en particulier ?
- Je préfère qu’elle ne me le dise pas, car je ne peux pas lui assurer que j'aurai un contact, et que ce sera celui-ci et pas un autre. Je suis à disposition du monde spirituel et ce n'est pas moi qui décide qui va venir. La personne vivante qui vient en séance peut avoir à un problème principal qui l'a amenée. Mais l'esprit qui vient peut être celui d’une personne décédée très différente de ce qu'elle avait souhaité, et venir pour un problème différent de celui qui occupe la personne vivante. Je donne toujours des preuves, des choses concrètes du vécu de la personne en demandant confirmation par oui ou non à chaque information reçue, je ne veux pas savoir d’autres informations avant de travailler et je ne donne jamais que des généralités. J'ai l'exemple de la venue d'un grand-père qui disait être décédé par meurtre ET par accident dans un pays d'Amérique du Sud. Comme il insistait en m’indiquant toujours ces deux manières de décès, pour moi contradictoires , j'ai dit cela à sa petite-fille en lui demandant si cela avait du sens pour elle, et elle a confirmé : il a été assassiné par empoisonnement, mais il avait exigé avant de mourir que l'on dise à ses deux filles qu'il était décédé par accident, ce que la famille avait appris des années après son décès. C'était adorable de la part du grand-père d'avoir insisté pour me donner une information spécifique de son vécu afin de donner une preuve supplémentaire qu’ il était là et moi qui voulais absolument contrôler l'information, parce que ma tête me disait, mais ce n’est pas possible on meurt soit de l’un ou de l’autre, pas des deux… j’apprends toujours !
- Et ensuite, le message n'est pas forcément celui attendu.
- Non, en général l'esprit indique ce que doit travailler la personne, ce qu'elle doit changer, et ce n'est pas forcément ce à quoi elle s'attendait.
- Donc il vaut mieux venir l'esprit ouvert en se disant « Je viens mais je ne demande rien de particulier »
- Oui, ce serait « Je souhaite ce qu'il y a de meilleur pour moi dans ma vie ». Le médium va recevoir ce dont la personne a besoin et le livrer sans l'interpréter en fonction de ce que la personne désire entendre. C'est la grande difficulté. Je ne dirai jamais à quelqu'un s'il doit divorcer ou pas, manger de la viande ou pas, s'habiller en blanc ou pas, elle est libre ! Je reçois ce dont elle a besoin face à elle-même, ce qu’elle peut cultiver, apprendre face à une situation, face à une, des personnes ou dans une épreuve.
- Donc la médiumnité va donner à la personne des outils pour travailler, pas une recette toute faite.
- Oui, il faut travailler à vivre sa vie en conscience et non seulement la traverser. C'est aussi pour cela que je ne prends pas les gens plus d'une fois dans l'année. J'aurais pu être prise plus d'une fois dans ce piège, cela peut être tellement facile.
- Cela pourrait devenir une addiction chez certaines personnes je suppose ?
- Oui, tout à coup dans sa vie on compte sur les personnes décédées pour avoir sa propre confiance... Mais ce ne serait pas correct de la part d'un m édium de favoriser ceci. Tout comme pour un parent qui a perdu un enfant, c'est légitime d'aller vers une personne qui a la capacité de garder un lien avec l’être cher disparu, d'avoir envie d'être toujours un peu plus proche... Mais c'est rendre les gens dépendant de l'émotion de ce lien, que de les laisser revenir très vite et souvent.
- Vous avez déjà dû refuser une séance dans ce genre de cas ?
- Oui et je sais que certaines personnes sont fâchées contre moi ou n’aime pas ma manière de travailler, d’enseigner, mais je sais que c'était créer une dépendance. Je n'ai pas de problème à en parler avec elles, au début de ma pratique cela n'a pas été facile, j'ai moi aussi mes factures à payer et recevoir les gens plus souvent cela peut être tentant... Mais en règle général la personne doit prendre le temps de mettre en place et cultiver ce qui lui a été donné, se remettre en question, je ne vais pas faire le travail à sa place et les personnes décédées non plus. Les m édiums sont justes là pour indiquer ou rappeler un chemin possible.
- Parlez-nous des « Parents de coeur ».*
- Ce sont des parents qui se rencontrent, surtout des mamans au début, les pères s’ouvrent au groupe gentiment. Ces parents ont perdu un enfant par suicide. Perdre son enfant est pour moi la pire des épreuves humaine, perdre alors son enfant avec le poids du suicide est vraiment une peine douloureuse. J’offre une démonstration publique une fois par an pour ces parents. Je pourrais y aller plus souvent, mais j'essaie d'amener ma pierre pour les aider à trouver le sens de cette épreuve et comment ils peuvent avancer dans la vie avec celle-ci et non pas les rendre dépendants ou abuser de leur chagrin. J'insiste auprès de mes élèves sur le fait que nous ne sommes pas des thérapeutes, juste des intermédiaires. Mais des intermédiaires qui doivent dire les choses de manière à ce que les personnes puissent les entendre, de façon constructive. C'est la responsabilité du médium de comment sont transmises les informations.
- Et les mauvais esprits ?
- Il y a environ mille ans la religion avait décrété que : les personnes qui décédaient tranquillement dans leur lit avec l'extrême onction étaient-elles certifiées d'aller au Paradis. Pour tous les autres décédées de mort violente ou les enfants morts non baptisés c'était l'errance, soit dans les limbes pour les enfants, soit les adultes étaient condamnée à errer autours de la terre, et la seule manière d'éventuellement les sauver était la prière et les dons à l'Église. C'était en l’an mille… mais pourtant il y a des restes encore aujourd'hui, combien de gens viennent me dire « Je dois le sauver et le ramener dans la lumière »... Je ne peux pas cautionner ceci car c'est vraiment l'humain qui a voulu et veux encore prendre le contrôle, le pouvoir en nous faisant peur. Pour moi les personnes décédées interviennent seulement dans un but d'amour. Cela ne veut pas dire que la personne décédée qui était horrible de son vivant une fois passée de l'autre côté n'est devenue que lumière. Elle est dans la lumière et elle évolue là où elle est, et si elle intervient c'est qu'elle est sur un chemin d'évolution.
- Pour terminer cet entretien passionnant, quelques mots pour décrire votre perception du Salon du Mieux-Vivre de Fribourg où vous serez conférencière cette année encore ?
- Pour moi c'est le côté lié aux soins et bien-être alternatifs, sa taille humaine aussi, que j’aime dans ce salon. C'est quelque chose qui me tient à cœur et que j'aime au salon Mieux-Vivre que je ne retrouve pas ailleurs. Gardez le côté proximité vraiment lié à l'être humain, sinon cela deviendrait une foire, beaucoup trop vaste.
- C'est aussi le but de cette série d'entretiens que de partir à la découverte des humains qui font le salon, leurs parcours, qui ils sont, les rencontrer ! Je vous remercie donc pour votre temps et pour cette discussion très instructive et sympathique.
- Merci beaucoup à vous et à très bientôt !
Christelle Delsaut 2011 – www.mieux-vivre.ch
* Contact possible pour rejoindre le groupe des « Parents de cœur » sur le canton de Fribourg : Terreau Chantal à Vuadens, 026 912 24 57 - 079 810 30 48
Conférences : « Osez la joie dans votre vie avec la médiumnité » :
Vendredi 4 novembre à 17h00 salle, Samedi 5 novembre à 14h30, et Dimanche 6 novembre à 15h30. Salle 3E.
Site Internet : www.lavoixdelame.ch
ENTRETIEN AVEC… RICHART MAIRE
Le développement personnel par l'art...
Richart Maire est artiste-peintre et anime des ateliers et des séminaires de développement personnel. Nous le retrouverons au Salon du Mieux-Vivre pour une exposition de gravures, une conférence et un livre…- Bonjour Richart, tout d'abord comment allez-vous aujourd'hui ?
- Ca va bien, j'ai travaillé ce matin sur des gravures qui justement seront présentée au Salon de Fribourg.
- En plus de votre exposition et d’une conférence, vous présenterez lors de la 12e édition du Salon du MieuxVivre de Fribourg le livre « La loi de la gravité n'est pas à prendre à la légère” co-écrit avec Rosette Poletti. Comment vous êtes-vous rencontrés et qu’est-ce qui vous a rassemblés sur ce projet ?
- C'est Jacques Maire des Editions Jouvence qui a servi d'intermédiaire. J'évolue depuis longtemps dans le milieu du développement personnel avec des thérapeutes, j'anime aussi des séminaires d'entreprise, et je suis artiste peintre. J'ai commencé une petite bande-dessinée pour m'amuser alors que j'étais à une expo, avec ce petit bonhomme qui sautait dans un puits et qui tombait pendant trente ou quarante pages. Je n'écrivais pas le scénario à l'avance et j'étais assez surpris de voir que cela parlait du lâcher-prise, tout le long de cette chute. Et du coup j'ai laissé se développer l'histoire, en quatre mois j'ai dessiné les soixante pages. Quand j'ai commencé à chercher un éditeur, plutôt que rechercher un éditeur de BD classique j'ai eu envie de rester dans le milieu dans lequel j'évolue le plus naturellement, celui du développement personnel. J'ai donc contacté les Editions Jouvence, et ils ont adhéré tout de suite à l'idée de faire passer des messages par le dessin en les faisant accompagner par du texte. Ils m'ont fait rencontrer Rosette Poletti qui a écrit un texte qui collait parfaitement.
- Vous-même vous proposez des stages se rapprochant de l’art-thérapie puisqu’il s’agit de s’exprimer et de dénouer ses blocages par la peinture et le dessin. En conférence vous parlez de « voies intérieures », qui ou que sont-elles ?
- Je me suis rendu compte que chaque fois que j'ai créé un personnage c'est une de mes voix intérieures qui s'exprimait, et que ce qui est intéressant c'est de laisser ces personnages-là s'exprimer et apprendre à mieux les reconnaître quand il apparaissent.
- Et pour vous art et développement personnel sont liés depuis longtemps ?
- Pour moi oui, depuis le départ. J'ai eu beaucoup de succès avec ma première série de tableaux en deux parties, la droite peinte par ma main droite et la gauche par ma main gauche. Il y avait donc un dialogue qui s'établissait avec les deux. C'est quelque chose que je ne fais plus, mais alors j'ai eu l'impression que c'était deux parties de moi-même qui cherchaient à se rencontrer et à se reconnaître pour mieux me connaître.
- Nous sommes d’ailleurs heureux d’accueillir également pour l’occasion une exposition de vos œuvres. Pourriez-vous nous raconter en quelques mots le travail que vous allez présenter au public de Forum Fribourg ?
- J'ai voulu faire un lien entre mon travail de peinture et mon travail de bande-dessinée. Donc je me suis lancé dans une série de gravures avec des personnages et du texte. A chaque fois c'est le même petit personnage avec une phrase, dans une situation de la vie quotidienne. Ce matin j'en ai fait un où ce personnage était en train de faire une randonnée, dans un autre il fait des crêpes ou encore il sort la poubelle, et à chaque fois il se pose des questions un peu philosophiques, existentielles, métaphysiques, etc...
- Et c'est une idée que vous aviez déjà avant le salon ?
- Oui, je développe cette série depuis environ six mois, et je me rends compte qu'elle a presque plus d'échos auprès des gens qui sont sensibles à une démarche de connaissance de soi qu'à des gens qui sont dans la recherche de nouveautés en arts plastiques. Je m'adresse plus à ce public-là qu'à un public d'art contemporain.
- Vous avez étudié la bande-dessinée à Lyon avant de vous passionner pour la peinture et la calligraphie. Enfant, vous étiez l’élève qui caricaturait ses professeurs et regardait par la fenêtre les feuilles d’automne voler dans la cours de récré ?
- (rire) J'ai caricaturé les profs, mais si on arrivait à me passionner je travaillais bien, et je crois que c'est toujours le cas maintenant. Je ne peux pas dire que je n'étais pas sérieux, je l'étais à certains moments, mais suivant le degré de passion pour ce qu'on m'enseignait.
- Etes-vous déjà venu en Suisse ?
- Oui, j'ai exposé quatre ou cinq fois à Lausanne, deux ou trois fois à Montreux, à Saint-Sulpice aussi, à Nyon... Même à Nant vers Fribourg. J'ai une très bonne image de la Suisse finalement (rire). Particulièrement en ce qui concerne le développement personnel car je me souviens avoir participé à un salon d'art contemporain à Lausanne, et en même temps il y avait un salon dans le genre du Salon du Mieux-Vivre et j'y faisais un tour tous les matins avant d'aller sur mon stand.
- Richart Maire, merci à vous et rendez-vous en novembre prochain à Forum Fribourg pour vous rencontrer, et découvrir à la fois votre travail avec Rosette Poletti, votre conférence et vos œuvres exposées dans le cadre du 12ème Salon du Mieux-Vivre.
Site Internet : http://richart.maire.free.fr/
Conférence : « Traces de soi : autoportrait, dessin et connaissance de soi », Vendredi 4 novembre 2011 à 17h00
Dédicaces sur le stand de notre partenaire Librairie Payot Fribourg
ENTRETIEN AVEC... SIMONE RUTISHAUSER - Gouttes de la Terre (Elixirs de pierres)« Je n'utilise que le soleil qui brille très fort en été ... Et regarde la lune ... »
- Bonjour Simone, comment allez-vous ?
- Très bien, à part un changement d'abonnement de téléphone juste maintenant entre midi et deux heures. Les choses techniques ce n'est pas mon truc mais je suis une petite indépendante donc obligée de faire avec.
- Ca je peux comprendre ! Même si l'on ne s'y connaît pas trop en technique on en a besoin !
- Exactement ! (rires)
- Simone, vous serez cette année encore présente au Salon du Mieux-Vivre de Fribourg comme exposante et conférencière. Tout d'abord j'aimerais que vous nous en disiez un peu plus sur les élixirs « Gouttes de la Terre ». Que se cache-t-il sous ce nom plutôt poétique ?
- Gouttes de la Terre est né en 2006, j'ai commencé moi-même à travailler avec les élixirs de pierres un peu avant. Gouttes de la terre c'est simplement parce que les élixirs sont faits avec des pierres, et les pierres viennent de la terre.
- Et donc le nom s'est imposé comme ça facilement.
- Oui, sans avoir besoin de beaucoup réfléchir...
- Et avant Gouttes de la Terre ?
- J'ai fais de la lithothérapie pendant longtemps, mais je trouvais qu'utiliser des pierres avait trop d'influence sur l'apparence. J'ai donc réfléchis à une manière de profiter des vertus des pierres sans forcément tout le temps porter les mêmes bijoux. Je me suis dis que l'on pouvait le faire avec des plantes donc pourquoi pas avec des pierres. C'est comme ça que je me suis dirigée vers les élixirs de pierres.
- Combien de temps faut-il pour que l'eau accumule les bienfaits de la pierre choisie et que l'élixir soit prêt à l'utilisation ? Est-ce que c'est différent pour chaque type de pierre ?
- Oui cela change un petit peu selon la pierre mais pas tant que ça. La plupart des gens croient qu'il faut beaucoup de temps alors qu'en fait il ne faut que quelques heures, pas des jours entiers. Par contre je n'utilise que le soleil qui brille très fort en été. Je sais qu'un fabricant en France utilise des lampes, mais moi uniquement le soleil, le matin tôt, plus ou moins au même endroit dans mon jardin qui est énergétiquement pur, je fais attention qu'il n'y ait pas de FA-18 qui vient d'atterrir dans un champs à côté (rires), je regarde aussi la condition de la lune.
- Donc vous veillez vraiment à ce qu'il y ait plusieurs conditions favorables réunies...
- Oui, ce qui fait que je ne fais pas énormément d'essences mères par année car je ne travaille que sur une essence à la fois. Je ne peux pas me concentrer et demander à plusieurs pierres de travailler en même temps, et l'heure et les astres ne sont pas toujours propices donc il faut bien choisir ses moments.
- C'est vraiment un travail artisanal, pas de la production en chaîne.
- Tout-à- fait... Ensuite une fois que j'ai l'essence mère, les gouttes sont stabilisées pour conserver les vertus avec de l'abricotine qui vient des fruits de mon verger.
- Oui je l'ai lu sur votre site Internet, l'abricotine maison elle aussi !
- Comme ça je suis sûre qu'il n'y a pas de pesticides, parce que cela m'embêterait de faire un élixir pur en énergie mais ajouter un alcool contenant des pesticides.
- En effet ce serait dommage. Et pour les sprays ?
- Là j'achète un alcool spécial en pharmacie.
- J'ai lu également lu sur votre site Internet qu'enfant, vous étiez déjà attirée par les pierres & Vous souvenez-vous de la première que vous avez ramenée à la maison pour la conserver ?
- J'ai toujours vécu à la campagne donc je ne me souviens pas de toutes les pierres que j'ai ramassées. J'ai retrouvé un jour dans un déménagement une petite boîte, ma première petite collection que j'avais achetée. Cela date de plus de trente ans (j'ai quarante ans maintenant) et à l'époque il n'y avait pas cette notion de lithothérapie même si c'est une science très ancienne tombée un peu dans l'oubli. Et dans les années huitantes les magasins de minéralogie vendaient les pierres uniquement pour leur beauté. La lithothérapie a commencé à arriver en Suisse alémanique dans la deuxième partie des années huitantes.
- Et enfant, qu'est-ce qui vous attirait : la beauté de la pierre ou les sensations de la sentir dans la main ?
- Les deux... Très vite j'ai commencé toute seule à explorer ce que l'on pouvait faire avec.
- C'est vraiment une passion d'enfant donc.
- Oui, ensuite je l'ai mise un peu de côté, après l'adolescence.
- Enfant vous aviez une passion pour les pierres, ensuite vous avez fait des études sociales. Votre activité actuelle est vraiment le résultat heureux d'une vocation d'aide et d'une passion !
- Oui tout-à.fait, l'évolution de l'être humain a toujours été quelque chose qui m'attirait.
- Vos élixirs s'adressent aussi bien aux humains qu'à leurs compagnons à quatre pattes.
Cet intérêt pour les animaux s'est-il également manifesté très tôt chez vous ?
- J'aime beaucoup les animaux, j'ai toujours vécu avec des animaux, aujourd'hui j'en ai six, et enfant je jouais beaucoup avec des peluches, pas avec des poupées. J'ai commencé à travailler avec les élixirs sur des animaux à la demande de clients. Mais j'ai vite constaté qu'il était difficile de définir ce qu'il fallait vraiment à l'animal. Le maître nous parle de son point de vue, mais cela reste son optique à lui. J'ai donc suivi une formation en communication animale.
- On dit en effet que les animaux de compagnie sont souvent des miroirs reflétant l'état d'esprit de leurs maîtres. Alors parfois c'est peut-être le maître qui ne va pas si bien.
- Parfois je donne une bouteille et je dis en faisant un clin d'oeil que cela fonctionne aussi pour les humains ! Il y a des gens prêts à entendre cela, et d'autres qui préfèrent fermer leurs yeux sur cet effet miroir et prétendre que c'est leur chien qui ne va pas bien. Mais nous n'avons pas le droit de faire le buldozer et d'imposer quoi que ce soit, on peut seulement essayer d'ouvrir un peu les yeux, de donner à réfléchir.
- Et si l'élixir fonctionne sur leur animal, les maîtres peuvent se dire que cela vaudrait la peine d'essayer sur eux. Mais ils viennent d'abord pour leur animal.
- Oui. Et j'utilise également les élixirs sur mes animaux.
- J'ai vu également sur le site des photos de chats, de chiens... Ce sont les vôtres ?
- Oui, à part le cheval.
- Pour terminer j'aimerais Simone que vous nous disiez en quelques mots depuis combien de temps vous venez au Salon du Mieux-Vivre et comment vous ressentez ce moment à Forum Fribourg ?
- Je viens depuis 2008, c'était ma toute première expérience d'une grande exposition, avant j'avais fait quelques petits marchés, et j'avais trouvé l'accueil vraiment très sympa. Je ne me suis pas sentie seule, laissée de côté, c'était très agréable comme première. Cela m'a donné ensuite le courage de m'inscrire à Mednat mais je n'aurais pas voulu faire Mednat en premier !
- Et c'était aussi la première fois que vous donniez une conférence ?
- Non des conférences j'en avais déjà données. J'aime beaucoup faire ça. Je donne aussi des formations sur les élixirs et la lithothérapie avec la boutique Cristal-Line. C'est important pour moi de préciser que pour les formations en lithothérapie c'est vraiment un partenariat avec cette boutique et pas moi seule, c'est un travail d'équipe !- Simone Rutishauser merci beaucoup pour ce sympathique entretien, et au plaisir de vous retrouver en novembre prochain à Forum Fribourg !
Site internet : www.gouttesdelaterre.ch
Conférence : «Les élixirs de pierres pour vous et votre animal», samedi 5 novembre 2011 à 14h30.
ENTRETIEN AVEC... CHRISTIANE SAVIO
« l' Emotiologie est une aventure... »
- Bonjour Christiane, comment vous portez-vous là maintenant à l'instant ?
- Une merveille ! A part le fait qu'il fait un peu chaud mais en dehors de ça, une merveille...
- C'est une bonne nouvelle ! Christiane, nous sommes heureux de vous accueillir une nouvelle fois à Forum Fribourg pour la 12e édition du Salon du Mieux-Vivre. Depuis combien de temps y venez-vous ?
- Et bien en somme, j'en suis l'investigatrice et l'organisatrice à l'origine. J'y suis donc fidèle depuis ses débuts, et entre le temps où j'étais responsable de la librairie et le moment où André a repris le flambeau je me suis formée et j'ai continué à y venir en tant que cliente.
- Vous qui travaillez avec les émotions, pouvez-vous nous dire comment vous ressentez ce rendez-vous automnal ?
- Je le sens comme une rampe de lancement, comme un rendez-vous annuel extrêment important, une occasion pour pouvoir présenter les nouveautés, continuer à se faire connaître et expliquer aux gens les alternatives que l'on a aujourd'hui en développement personnel. Pour moi le salon c'est une évidence. Ce qu'on relève toujours c'est le côté convivial, un accès à tous, ce côté sympathique, relationnel, cet aspect personnel qui est un atout du salon de Fribourg.
- J'ai été touchée par la sincérité sans détour ni fioritures de votre mini biographie sur votre site internet. Est-ce une manière pour vous de faciliter le déclic chez des personnes en souffrance en affirmant : « Oui, on peut avoir eu une enfance difficile, des moments difficiles et devenir une personne adulte épanouie ! » ?
- Absolument. Je dirais qu'aujourd'hui, si on se cache de son passé, si on a une certaine retenue par rapport à la réalité de ce qui fait notre passé on s'empêche de contacter en nous une capacité de transformation. Et si moi je veux que les personnes aient cette honnêteté je dois être l'exemple. Pour moi ce n'est pas me dévoiler, c'est juste reconnaître ce qui est ma réalité sans la juger, mais c'est dans cette reconnaissance de cette réalité que je vais trouver les outils pour la transformer.
- Partant de la psycho-kinésiologie vous vous êtes spécialisée en émotiologie
- En effet, j'ai fais cela pendant huit ans, et durant mon parcours professionnel j'ai vu à quel point chacun de nous est démuni face à ses émotions. Et qu'il ne suffit pas de les tester et de les nommer pour pouvoir vraiment les transformer. C'est pour cela que je suis une chercheuse, qui approfondit mon histoire de vie pour aller capter ce que sont réellement les émotions, et l'émotiologie c'est la spécialisation des émotions, parce que les émotions pour moi, c'est vraiment la base et c'est la vérité, l'émotion ne ment pas. Et si l'on sait l'écouter et l'utiliser on va pouvoir recevoir nos émotions, et c'est une ressource qui va permettre justement de mieux nous comprendre.
- Psycho-kinésiologie, émotiologie : pouvez-vous préciser un peu la nuance entre les deux pratiques ?
- La nuance c'est que dans la relation en psycho-kinésiologie on établit une relation entre les émotions et le corps, et cela est souvent associé à des personne malades. L'émotiologie pour moi c'est une aventure, je propose aux gens une aventure, une connaissance de soi qui permet de pouvoir accéder à son monde intérieur sans être forcément malade ou en rupture. C'est l'idée de se passionner pour qui nous sommes. Donc la psycho-kinésiologie pour moi était plus une relation thérapeutique d'aide et d'accompagnement à des personnes en difficulté, et l'émotiologie c'est une aventure, c'est apprendre à devenir sa/son meilleur(e) ami(e).
- Donc l'on acquiert une certaine distance, de reconnaissance de ses émotions passées sans plus les revivre ni en souffrir ?
- Oui, on acquiert une capacité de recul qui nous permet, en adulte, d'avoir accès à son passif sans s'identifier, donc recrééer une relation d'écoute et de bien-être par rapport à soi.
- Christiane Savio merci d'avoir répondu à ces quelques questions, auriez-vous quelque chose à ajouter ?
- J'avais juste envie de vous dire que je trouve que votre initiative est magnifique et j'aspire à ce qu'il y ait réellement quelque chose qui bouge encore mieux au niveau de la santé parce qu'il y a un changement au niveau planétaire et vous êtes dans l'air du temps. Alors je ne peux que vous encourager à avoir ce genre d'initiative et à vous régaler dans ce que vous faites.
- Merci, j'y prends beaucoup de plaisir et je vous remercie encore de m'avoir accordé un peu de votre temps. Rendez-vous les 4, 5 et 6 novembre pour la prochaine édition du Salon du Mieux-Vivre de Fribourg !
Site internet: www.emotiologie.ch
Conférence: L'Etiomologie, un art de coeur dans l'étude et la pratique de nos émotions - dimanche 14h45 Salle 3E

ENTRETIEN AVEC… MONIQ CLERC 