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Marieli Hurtado-Graciet et Jean Graciet forment un couple de thérapeutes complice qui a fait d'Hoponopono son chemin de vie personnelle et professionnelle. Ho'opono-quoi ? Comment ? Pour en savoir plus sur cette technique issue d'une tradition hawaïenne de conscience et de pardon, je vous invite à lire cet entretien à trois voix !
 Bonjour Marieli, bonjour Jean, comment allez-vous ? Mais très bien, très bien merci.
Avant de parler du sujet de vos conférences sur le prochain salon du Mieux-Vivre j'aimerais évoquer la section « vidéo » sur votre site « mercijetaime.fr ». On y trouve la scène du sac plastique du film "American Beauty", un extrait de documentaire sur Nick Vuïchik né sans membres, une interview de Christiane Singer qui parle de l'histoire d'un vieux Rabbin... Des vidéos intenses... Vous trouvez beaucoup d'inspiration et de force dans les histoires des gens qui vous entourent et vous avez besoin de communiquer ces inspirations ? Marieli : Oui, bien entendu, l'inspiration est tout autour de nous. Mais nous devons faire un tri sur ce que nous avons vraiment envie de partager avec les gens car il y a beaucoup de vidéos qui existent.
En tout cas c'est une section très intéressante... Marieli : Merci !
Vous serez donc présente avec votre époux Jean Graciet à la prochaine édition du salon du mieux vivre pour parler d'Hoponopono. Pouvez-vous nous parler de la manière dont vous en avez fait, tous les deux, votre chemin de vie personnel et professionnel ? Jean : Et bien tout est parti d'une lettre que nous avons reçu de Joe Vitale et qui présentait Ho'oponopono. Nous étions déjà thérapeutes, nous nous y sommes intéressés, nous avons trouvé une vidéo du docteur Len (maître-formateur du système moderne) et un e-book, ça c'est important, un e-book d'une trentaine de pages écrit par Mac Allistair, un brésilien. Il avait découvert le docteur également de son côté. Cet e-book était écrit en Anglais et en Espagnol, et avec des amis, nous l'avons traduit en Français. Cela a donc été le premier texte écrit en Français sur Ho'oponopono. Il y a à peu près 6 ans de cela.
Effectivement Ho'oponopono n'est pour le moment pas extrêmement bien connu en Europe. Par exemple je crois que les conférences que vous donnerez à Fribourg seront inédites en Suisse ? Jean : En Suisse, oui c'est vrai, nous avons fait déjà deux stages, mais c'est tout. Marieli : Oui, ce seront les premières conférences. Jean : Ensuite il y aura un nouveau stage en décembre. La traduction en Français de ce texte que nous avions trouvé gratuitement en Anglais et en Espagnol a été mis sur notre site également gratuitement, et je peux vous dire qu'il a été lu des milliers de fois.
Ce qui prouve qu'il y a un réel intérêt, d'où l'invitation à venir rendre visite au public de Fribourg ! Mais dites-moi, vous connaissez donc déjà un petit peu la Suisse, dans quelle région avez-vous fait vos deux stages ? Jean : Nous sommes allés à Rolle, entre Genève et Lausanne. Nous avons fait un très joli stage dans un endroit très beau au bord du lac, avec beaucoup beaucoup de monde, et nous avons compris qu'il fallait revenir !
J'ai vu également une vidéo avec Marieli sur le site "mercijetaime" qui explique comment allier Ho'oponopono à l'EFT. Pouvez-vous nous parler de cette démarche, de cette alliance ? Marieli : Oui, justement c'est l'une des conférences qui est prévue, parce que l'EFT (Emotional Freedom Technic / Technique de libération émotionnelle) travaille sur le corps, avec les principes de la médecine chinoise, on tapote sur des points d'acupuncture; en même temps, on se concentre à travers des mots, des souvenirs, pour libérer des émotions. En fait on a souvent du mal à libérer les choses, les émotions, parce qu'elles sont cachées au fond de notre corps, et qu'inconsciemment on s'y accroche, on ne sait donc pas trop comment faire pour les libérer. Et on s'est rendus compte que l'EFT et Ho'oponopono pouvaient se compléter à merveille pour y aider. C'est pour cela que j'ai fais cette vidéo, pour guider un peu les personnes qui commencent à mettre en pratique.
Pour vous c'est un outil qui permet d'aider, en tout cas au début, à mieux intégrer, de renforcer la parole. Marieli : Oui, oui, et c'est vrai que le fait de tapoter c'est une façon aussi de lâcher le mental, un des principaux obstacles.
Ho'oponopono c'est donc une prise de conscience, c'est un pardon, c'est un nettoyage de mémoire et c'est surtout la responsabilité mais sans culpabiliser ? Marieli : Exactement. C'est surtout la responsabilité, et c'est surtout le lâcher-prise. C'est surtout l'humilité d'accepter de ne pas savoir, de lâcher l'habitude de tout vouloir contrôler, de tout comprendre, et passer au niveau spirituel.
Une question que j'aime bien poser aux conférenciers avec lesquels je m'entretiens est une question par apport à l'enfance : comment est-ce que vous étiez tous les deux lorsque vous étiez enfants ? Est-ce que vous avez senti assez tôt cette recherche de spiritualité ou est-ce un événement de votre vie qui "a fait que..." ? Jean : Oui, ça c'est intéressant comme question. Alors pour ma part, moi j'étais en enfant diable comme tout, mais malgré tout chez moi il y avait cette envie de toujours aider les autres, déjà, cette envie qui me portait à aider les gens , ceux qui étaient dans le besoin. Et assez tôt, adolescent déjà, j'avais dans l'idée de devenir prêtre. C'est une idée qui ne m'est pas restée longtemps... J'étais attiré par les choses de la religion, mais j'avais surtout ce désir d'aider les gens. Donc cela m'a amené à la thérapie, et cela m'a amené à Ho'oponopono.
Donc un chemin qui a commencé assez tôt dans la vie. Et quelle part de votre enfance vous voyez aujourd'hui encore se manifester dans votre vie, dans votre "statut" d'adulte ? Jean : Et bien justement, c'est vraiment cette idée qui me porte à aider, qui me porte à aimer les gens. Ho'oponopono c'est exactement ça. Et effectivement vous me faites penser à quelque chose, il y a quand même une idée directrice qui part de l'enfance et qui m'a amené à ce que je fais aujourd'hui. Cette idée d'aimer et d'aider les gens.
Quelques soit les virages que l'on prend, il y a cette ligne directrice qui est bien là depuis longtemps... Jean : Effectivement, tout-fait, et je vous remercie de la question.
Je vous en prie ! Et Marieli ? Marieli : C'est vrai que c'est une belle question... Pour moi c'est un tout petit peu différent. Ma démarche quand j'étais enfant c'était plus "aller à l'intérieur". Souvent je partais dans les nuages, et je me souviens que mes parents me disaient "Mais enfin, où tu es !?" (rires), et moi j'étais bien où j'étais ! Et j'ai le souvenir aussi d'avoir contacté quelque chose à l'intérieur. Je ne saurais pas trop l'expliquer, une sorte d'état de grâce, et ça je crois que cela a été une force que j'ai gardé toute ma vie. Dans les périodes difficiles, les épreuves, c'est comme si cette étincelle qui j'avais trouvée à un moment donné comme une petite étoile m'avait toujours éclairée, toujours apporté du réconfort dans ces moments difficiles.
Et vous étiez très jeune alors ? Marieli : Oui, je devais avoir 11 ans à peu près. Et c'est difficile de l'exprimer, je ne sais pas trop comment le dire, mais en même temps je sais que c'est précieux et c'est cela que j'ai envie de communiquer.
Ce sont des choses qui ne sont effectivement pas toujours facile à expliquer mais je crois que l'on peut se faire une belle idée de ce que vous voulez exprimer par-là. Marieli : Oui, donc merci aussi pour cette question.
Je vous en prie ! Est-ce que vous, vous avez aussi une part de votre enfance qui s'anime, qui s'exprime dans la vie de tous les jours ? Marieli : Ah, ça c'est tout un travail. En fait j'avais complètement caché mon enfant intérieur, ça a été tout un travail pour le découvrir, pour l'apprivoiser, et je pense que ça y est. C'est sur le bon chemin. Jean : En fait pour pratiquer Ho'oponopono on a besoin de redevenir un enfant. On est obligé même, c'est primordial. Et il y a une chose que je voulais ajouter, une chose très importante quand on pratique Ho'oponopono, c'est d'être sans attente d'aucun résultat. Ça c'est très important. C'est important parce qu'on entend beaucoup parle de la "pensée positive", qu'il faut avoir moins de pensées négatives, etc. Ho'oponopono ce n'est pas ça du tout, puisqu'on ne sait même pas ce qui est positif ou négatif. Il suffit juste de nettoyer les mémoires, et être en paix, communiquer avec Dieu, rien de plus.
Et rien de moins ! Jean : Oui... (rire)
Voilà, donc ce n'est pas une course, on ne court pas après un objectif précis. Jean : On ne court après aucun but, sauf celui d'être en paix.
C'est serein et tranquille... Marieli : C'est déjà pas mal !
Et c'est probablement plus difficile que de courir d'ailleurs... (rires)
Il existe différents outils pour la pratique d' Ho'oponopono, dont un jeu de cartes, et j'aimerais vous demander à tous les deux, là spontanément, quelle carte vous vient à l'esprit. Marieli : Celle que j'ai tirée ce matin évidemment "Je suis sans attente, j'accueille l'inspiration". Ce qui veut dire justement que lorsqu'on a atteint cet état de "vide" on ne cherche rien, par le nettoyage de toutes les mémoires, le cœur, les soucis, les attachements... C'est cet état que j'appelle "le vide", et là il y a plein de choses qui arrivent.
Il faut faire le vide pour recevoir ? Cela rejoint tout à fait ce que Jean disait avant donc c'est très bien ! Marieli : Et là, après, c'est des cadeaux que l'on aurait jamais pu imaginer. Voilà. Un des cadeaux ça a été justement ce jeu de cartes. Et c'est vrai que pour nous ça a été merveilleux. Pour nous et ensuite pour plein de personnes qui s'en servent pour pratiquer, pour lâcher prise.
Parfait, merci Marieli. Et Jean ? Jean : Et bien moi, c'est la carte du pardon. C'est ce qui me vient naturellement à l'esprit. Pour moi, pour nous, le pardon dans Ho'oponopono c'est vraiment le cœur. C'est par le pardon que l'on passe dans l'amour, c'est le pardon qui ouvre la porte à l'amour, c'est le pardon qui permet d'accéder à cette paix. Et tout passe par le pardon. C'est ce qui me semble le plus beau, le plus important.
Effectivement, j'ai lu différents ouvrages et c'est vrai que c'est ce qui est vraiment au cœur, et c'est probablement là qu'est tout l'enseignement et où l'on doit vraiment faire preuve de patience et d'ouverture; parce que se sentir responsable de ce qui arrive autour de soi et de se pardonner, pardonner à l'intérieur pour ce qui est à l'extérieur, c'est assez facile à comprendre... (rires)... Jean : Oui (rire). Oui ce n'est pas facile, cela nous oblige à sortit de notre condition de terriens incarnés pour s'élever à une autre dimension, automatiquement, On passe à un autre niveau de conscience avec le pardon. Ça c'est merveilleux.
Marieli et Jean merci beaucoup pour cet entretien, tout cela donne vraiment une bonne vision de ce qu'est Ho'oponopono. Les gens qui connaissent déjà cette technique seront sans aucun doute friands de vos conférences et pour les autres, j'espère que cela leur aura donner des piste et des envies d'en savoir plus. Jean : Nos conférences arriveront une semaine après les "quatre jours du Pardon" qui auront lieu dans le Doubs.
D'accord, dites-nous en plus ? Jean : Ce sont 4 journées très importantes organisées par la personne qui a traduit tous les livres de Don Miguel Ruiz.
"Les 4 accords toltèques" ! Jean : Tout- à-fait, il s'appelle Olivier Clerc et il y aura des intervenants venus du monde entier. Nous sommes également invités. Je vous en parle même si ce sera avant nos conférences.
Merci, cela nous permettra de transmettre cette informations sur notre site pour les personnes éventuellement intéressées. Jean : D'autant que ce n'est pas très loin de la Suisse Marieli : Et nous parlerons du Salon lorsque nous serons à ces 4 jours !
L'information, l'énergie circulent ! En tout cas merci beaucoup pour ce petit entretien et bon week-end à vous Marieli et Jean ! Jean : Merci à vous.
Les conférences de Marieli Hurtado-Graciet et Jean Graciet : " Ho'oponopono, un chemin vers la conscience", vendredi 18h15
" les douze clés de la pratique de Ho'oponopono", samedi 10h45
" Le Pardon, au coeur de Ho'oponopono et l'EFT", samedi à 12h
Plus d'infos sur : www.eveiletsante.fr et www.mercijetaime.fr
Les 4 jours du pardon
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Rencontrer Marc Ivo est toujours un régal, et d'ailleurs lors de cet entretien du 24 juin dernier sur l'herbe du jardin alpin de Meyrin (GE), nous commençons par parler nourriture du corps et de l'âme avant de dévier sur l'enseignement, l'écriture bilingue, le sommeil, la joie de donner des conférences, bref, la/sa vie aux mille effluves d'aromathérapie !
Bonjour Marc Ivo, et bon appétit, je vois que tu manges un sandwich végétarien, tu es donc végétarien ? A peu près oui.
A peu près ? Qu'est-ce que cela veut dire "à peu près" ? Ca veut dire que… J'ai été végétalien à une époque, puis après j'ai du me « resocialiser » un petit peu, parce que ce n'est pas facile dans toutes les circonstances et je ne pouvais pas me mettre en porte à faux tout le temps avec tout le monde. Avec les cours je suis tout le temps en train de passer au resto, de manger des pique-niques, de manger avec d'autres personnes, etc. Et comme il n'y a pas partout la possibilité de pique-niquer... Sortir ta mangue au beau milieu du resto ça fait un peu tâche ! Alors histoire de passer un peu à autre chose qu'à une graine germée à chaque repas, j'ai augmenté un petit peu la palette et puis je dirais que je suis un végétarien non strict. Après avoir été très strict. De temps en temps, par exemple à l'étranger je me fais plaisir en goûtant un plat local, en faisant un gros bisou à l'animal au passage, et puis sinon de temps en temps à une fête, chez des amis ou ce genre d'évènement, j'ai acquis cette souplesse (enfin je ne sais pas si on peut appeler cela une souplesse ou une perte des idéaux, c'est une bonne question) et j'y ai gagné en sociabilité je dirais.
Y'a-t-il tout de même des aliments que tu ne veux vraiment pas manger ? Si je me trouve en face d'une viande que je sens pas, je ne vais pas la manger, quelles que soient les circonstances, même si du coup il n'y a rien à manger d'autre. Par contre, si je la sens bien, que j'ai envie, et puis que c'est aussi un peu poussé par le besoin de manger, je vais de temps en temps manger de la viande.
Au niveau de la santé, sens-tu une différence ? Oui, c'est net. Je trouve que la viande amène une certaine agressivité, beaucoup plus de réponse face aux gens, pour un boxeur par exemple ce serait dommage de passer au végétarisme quelque part… Et une certaine vivacité d'esprit qui est là si tu arrives à manger vraiment bio, végétarien ou végétalien, avec une nourriture complètement épurée avec un maximum de choses crues, c'est hallucinant la vitesse à laquelle ton esprit fonctionne, tu as l'impression qu'on t'a ajouté une puce dans l'ordinateur ! Mais le principal c'est de bien se connaître, le plus beau régime alimentaire du monde c'est de se faire plaisir et là ça passe bien, d'ailleurs j'aime bien dire de temps en temps à des patients ou des élèves "Les trois premières règles de la nutrition pour moi c'est 1) convivialité, 2) convivialité et 3) convivialité." Et si je mange quelque chose qui n'est pas strictement exactement parfait selon les bouquins, j'aime bien dire que c'est médicinal pour le bonheur.
Que penses-tu de ces personnes qui disent pouvoir se passer de manger ? J'ai un avis partagé sur la question. D'un côté tout est possible et tous les jours on est face à des trucs absolument incroyables et qui perturbent complètement notre domaine de réalité. Mais en même temps, la constatation c'est que la plupart des gens qui essaient se retrouvent à l'hosto ou au cimetière, et c'est un peu dommage pour une expérience spirituelle de finir son expérience de vie sur terre. Mais il y en a qui arrivent à le faire très longtemps et qui s'en trouvent très bien. La plupart à la fin te racontent une histoire à la Bouddha qui était tranquillement sous son arbre depuis un sacré bail. Il voit passer un bateau sur le fleuve avec un musicien et son élève. Et le musicien dit à son élève : "Tu vois, si tu tends pas assez la corde, elle sonne pas. Mais si tu la tends trop, elle se casse !" Et c'est là que Bouddha il se lève et se dit "Mais m......... Pourquoi je me suis fais ch… pendant tant d'années!" Alors se lève, reprend ses chaussures et il arrête de méditer tout seul sous l'arbre. Et c'est peut-être extraordinairement précieux comme leçon pour les gens qui le font, et puis de toute façon il y a une épuration derrière qui est magnifique et puis tu apprends des tas de trucs magnifiques pendant ce temps-là, mais si tu as la sagesse d'arrêter si ça tourne mal.
Donc ce n'est pas un but mais une manière d'apprendre quelque chose, un chemin dont certaines personnes ont besoin ? Il y a d'ailleurs des moines au Japon qui font chaque année une retraite de huit jours sans boire, sans manger et sans dormir. Physiologiquement, selon la médecine, c'est écrit "trois croix". On ne peux pas ne pas boire pendant trois jours. Et ils se relèvent, ils vont très bien, ils reprennent leur besace et rentrent à la maison tous contents.
Mais ils sont dans un état modifié de conscience ? Complètement, et ils se sont préparés pendant tout le reste de l'année. D'ailleurs les patients qui essaient de jeûner du jour au lendemain se retrouvent à 4 pattes sur le carrelage de la cuisine, ce n'est pas agréable comme moment.
Donc il faut se préparer physiquement et psychologiquement Et il faut que la raison soit intelligente aussi ! Si c'est pour faire LE drainage purifiant et le lendemain retourner dans un fast-food, cela me parait un peu aberrant. Manger une semaine végétarien à l'achram ou des choses comme ça pour retourner manger du « Mac(ra)do », bof. Mais selon le but c'est juste magnifique.
Nous sommes donc à Meyrin, qu'es-tu venu faire ici aujourd'hui ? Donner un cours dans une école de naturopathie qui avait une classe ayant fini son cursus mais qui était motivée à faire des heures "supplémentaires", une école dans laquelle je n'avais pas encore enseigné. Je suis donc venu pour remplir des petits creux et des curiosités. Une journée absolument passionnante, une journée dédiée aux élèves avant tout, là c'est vraiment eux qui ont mené le cours, une journée de culture thérapeutique surtout. Ce qui est bien c'est que les naturopathes formés ont un certain bagage donc tu peux vraiement parler de cas cliniques, de la thérapeutique correctement.
Les questions sont vraiment pertinentes Oui, vraiment pertinentes, bonnes, belles et parfois ils te repoussent dans tes retranchements, c'est juste génial, j'adore. Le plus beau c'est la multiplicité : des journées avec des débutants, des journées avec des pros…
Est-ce que parfois on te contredit ? Ca m'est arrivé une ou deux fois dans une classe, quelqu'un qui contredit sur un sujet, et ça enrichit c'est génial parce qu'on a des avis, des questions à résoudre… Il y a une personne avec laquelle c'était extraordinaire car elle est venue pour un cours privé depuis le sud de la France, pour un cours de 4 jours, et elle a passé 4 jours à me contredire, à ne pas me laisser parler, à argumenter sans arrêt, je me demandais pourquoi elle était venue, c'était très intéressant. Très très enrichissant pour les deux ! Il arrive que des personnes fasse 1000, 2000, 3000 km pour un cours mais en général ils sont assis au premier rang, les yeux grands ouverts, ils prennent des notes plus rapidement que Lucky Luke, c'est impressionnant.
Et sinon, tu travailles sur un autre bouquin ? Oui… Il y en a plusieurs sous la plume en ce moment et un à l'imprimerie, mon premier bouquin bilingue, en Français et en Anglais. Et c'est étonnant combien la traduction change ton livre, car c'est plus que deux langues, c'est deux cultures. Et tu ne peux même pas tourner tes phrases de la même manière, tu ne peux pas amener tes idées de la même manière, tu ne peux évidemment pas faire les mêmes jeux de mots. Et les idées doivent être transmises différemment car la personne écoute différemment, tu as l'impression de « vousoyer » dans une langue et de tutoyer dans l'autre, c'est une autre relation avec le lecteur et d'ailleurs ça m'a fait changer des choses dans la première langue.
Dans quelle langue l'as-tu écrit ? En Français puis en Anglais.
Et on peut dire que tu l'as réécrit en Anglais plutôt que juste traduit ? Oui, et ensuite j'ai retouché en Français, fait des aditions, des clarifications.
Et le titre ? "Les formules faciles de l'aromathérapie"
Ce sera le sujet de ta conférence au prochain salon du mieux-vivre ? Je ne sais pas encore ! Je vais me faire plaisir, je vais en faire mais je ne sais pas encore lesquelles je vais choisir !
C'est vrai que je m'y prends en avance, pour avoir le temps et prendre le temps pour ces entretiens, que ce ne soit pas un simple copier-coller de la conférence mais autre chose de plus "personnel". C'est vrai que c'est une chouette idée, c'est riche, c'est intéressant de connaître des choses sur l'auteur d'une conférence ou d'un bouquin. Je m'étais tenu bec et ongles pour ne pas mettre la photo gnangnan à l'arrière du livre avec les 3 lignes de biographie classique, je trouve ça affreux en plus, c'était terrible mais terrible j'avais une tête de british étudiant sorti de l'université encore mouillé derrière les oreilles, atroce, mais ça a changé pour la suite.
Tu as changé la photo qui était prévue par l'éditeur ? (Grand éclat de rire) Oui c'était nécessaire et demi ! J'ai changé de photo mais j'ai quand même été d'accord sur le principe finalement, j'ai réfléchi et je me suis dis que quand j'achetais un bouquin je regardais la tête du bonhomme, en me demandant "Il me plaît, il me plaît pas ?" Donc par honnêteté je me suis dis que c'était un minimum que de me présenter au lecteur.
J'imagine qu'il y a encore plein de choses qui se sont passées depuis le salon de l'année dernière, tu voudrais parler de quelque chose en particulier ? A propos de ton approche des conférences, des salons ou de quoi que ce soit en général ? C'est une question complètement ouverte ! (Hésitations) Tu as le droit de prendre un moment pour réfléchir ! Heu… Oui je vais peut-être changer mon approche du salon et passer par la face nord à la prochaine édition.
Intéressant, tu veux grimper sur Forum Fribourg par l'autre côté ? Oui, je vais attaquer par la face nord. Mais sinon le mot d'ordre reste plaisir pour moi, l'amusement.
Oui pourquoi changer une formule qui gagne ? Oui, même chose, y aller vraiment pour le bonheur, une minute trente avant que la conférence commence ramasser deux ou trois bouquins et se dire "oulala" et puis courir en direction de la salle, et puis arriver et me faire plaisir parce que les gens sont là et se lancer spontanément dans ce qu'il y à dire, ressentir la salle et aller de l'avant avec les gens. Plutôt qu'avoir un truc trop préparé.
Cela fait quelques années maintenant que tu fais des conférences, mais tu as toujours l'enthousiasme, probablement parce que justement tu garde cette spontanéité et qu'à chaque fois c'est différent, semblable mais différent ? Ah ça pour différent, c'est différent. Si je les préparais ce serait peut-être moins différent.
Et tu t'ennuierais peut-être plus vite ? Ca c'est sûr ! Tu sais moi je n'ai pas envie de m'ennuyer.
Et alors d'autres bouquins prévus pour l'année prochaine ? Donc "Les formules facile de l'aromathérapie" va sortir en août", sinon les prochains ne sont pas "timés", trois sont déjà terminés mais sans date de publication.
Tu es super productif, mais comment tu fais ? Quand écris-tu ? La nuit au lieu de dormir ? Beaucoup la nuit, oui.
Tu n'as pas besoin de beaucoup de sommeil ? Par vague. Ces années il commence à y avoir un peu plus de sommeil. Mais c'est vrai que durant des années il n'y avait presque rien, durant 5 ou 6 ans c'était 1, 2 ou 3h par nuit au maximum.
Mais tu te sentais en forme ? Complètement ! Par contre, si je dormais peu parce que je regardais la télévision j'étais fracassé. Mais si je dormais peu parce que j'avais écris ou étudié telle molécule ou telle plante ou telle propriété, etc, la pêche, la forme ! Comme si la vie te tient par un petit fil en te disant "Tiens toi petit guignol viens jouer par-ici!" Et si tu acceptes le jeu ben elle va te faire jouer ailleurs pour le reste de la journée, sinon elle te fait rester au lit.
Ce qui, effectivement, te laisse du temps pour faire plein de choses et tu en as l'énergie quel rêve ! Et donc à part tes trois terminés, combien en cours d'écriture ? Je ne sais pas j'ai pas compté ! Trois ou quatre je pense. Mais certains ne sont qu'à l'état débauche. Je les écris par bribes à des moments très variés. Dans la tête avant d'être écris sur papier. Une espèce d'écriture floue, puis ensuite quand je suis devant mon ordinateur je fais le focus. Et là ça sort de façon un peu plus construite. Je les travaille comme ça par exemple dans la voiture, j'écoute une émission et ça travaille.
Quand tu te mets devant ton ordinateur c'est donc une mise sur papier de tout ce que tu as déjà bien en tête. Pour la plupart oui, Pour ce qui est un peu plus technique, c'est plus poser une structure d'abord puis remplir la structure. Pour ce qui est idéatoire ou qui donne un avis ou des choses comme ça, ça se fait au fur et à mesure de la journée. Et puis avec les patients tout simplement.
Est-ce que tu as un petit carnet où tu notes les choses à retenir, par exemple sur ce que tu vis comme expériences avec les patients ? Alors à une époque j'avais un carnet de chaque côté du lit ! Je fais une bise au passage à mes ex qui en ont beaucoup souffert, mais maintenant cette partie-là est plus calme ! (Grand éclat de rire). (Christelle Delsaut, juin 2012)
Retrouvez Marc Ivo pour ses conférences qui sont toujours un événement :
« Aromathérapie joyeuse : des huiles de bonheur et on ne parle plus d'autre chose ! » Dimanche 11 novembre à 13h00, salle 3E
et
« Aromathérapie familiale : des bobos, des soins et de la facilité » Dimanche 11 novembre à 16h45, salle 5A
www.guerissure.ch
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Entretien avec une femme généreuse à laquelle les épreuves traversées n'ont pu ôter ni le sourire, ni cet amour de la vie qui l'accompagnent dans chacun de ses projets. Carolyne Moullet-Corminboeuf nous parle de créativité, d'accompagnement, de l'importance de la famille, de médiumnité et de l'art délicat avec lequel tout est intimement lié au quotidien.
Bonjour Carolyne, et merci de nous consacrer ce petit moment de de discussion afin de mieux vous connaître. Tout d'abord une simple question d'ouverture mais une question importante : Quelle est la météo de Carolyne aujourd'hui ? (Rire)La météo intérieure ou extérieure ?
Vous êtes libre de répondre comme vous le souhaitez ! La météo c'est un sujet que j'aime bien car je dis souvent que si l'on est influencé par la météo extérieure c'est souvent le reflet de notre météo intérieure ! Alors en principe je ne suis pas influencée par elle, j'aime autant la pluie que le soleil ou la neige, ça m'est égal. Mais en ce moment ma météo est très très changeante car j'ai vécu un événement qui était très difficile l'année passée, on essaie d'aller de l'avant, et l'on essaie de voir les choses positives aussi, et l'on s'accroche à la vie parce que c'est ça qui est très très important je trouve.
Et aujourd'hui le baromètre est plutôt... ? Oh il est plutôt bon !
Initialement j'avais l'intention de vous poser des questions sur la médiumnité, puis ensuite je me suis dis que vous êtes une fidèle du salon, tant comme exposante que comme conférencière, et que vos conférences, si je ne me trompe pas ont toujours été « pleines ». Les « habitués » connaissent donc relativement bien cette facette de vous. Entre-temps j'ai lu différentes choses sur le net et finalement j'aurais plutôt envie que nous parlions de vos facettes moins connues, en commençant par celle d'artiste ! (Rire)
Par exemple quand et comment cette « impulsion » de peindre ce que vous nommez vos « Apparitions », s'est-elle manifestée ? En fait j'ai toujours aimé la créativité, mais jusque là je faisais surtout du bricolage avec mes filles, des choses comme ça. C'est vrai que c'est un côté que j'aime beaucoup parce que c'est une activité méditative. Maintenant quand j'ai besoin de calme, de me retirer du monde, et bien voilà, je m'enferme et je peins, je fais de la peinture à la cire avec un fer à repasser. J'adore ça parce que cela donne beaucoup de découvertes, on a l'intention de faire quelque chose au départ et à la fin c'est tout autre chose qui apparaît, c'est pourquoi j'appelle cela des « apparitions » (rires).
C'est donc une surprise pour vous à chaque fois ! Exactement. Et cette activité méditative me permet de libérer mon esprit et puis de vraiment me recentrer dans le moment présent. Quand il y a des événements difficiles dans la vie aussi on a beaucoup tendance à se disperser car on est happés par les tensions, les émotions et tout ce qui nous entoure. Nous sommes une famille nombreuse, une famille recomposée très unie mais dans notre maison cela bouge beaucoup et de temps en temps j'ai besoin d'aller dans mon coin pour respirer, et je peux le faire par l'expression et la création. Et cette peinture à la cire, cela fait longtemps que vous l'avez expérimentée ou c'est une découverte récente ? Cela fait quelques années, par petites touches, mais là j'ai vraiment besoin de me réserver des après-midi entiers pour cette activité. J'ai aussi expérimenté la peinture acrylique et différentes autres techniques comme le pastel, etc. Mais j'aime bien la peinture à la cire parce que justement on ne maîtrise rien. (Rires) C'est ce qui me plaît car c'est un peu comme la vie, on peut mettre des intentions, éventuellement visualiser le but, mais on ne sait pas quel chemin on va prendre pour y arriver.
Et de ces peintures vous avez décidé de faire des cartes, et ces cartes sont liées à la deuxième facette de vos activités encore méconnues que je voulais aborder avec vous. Il s'agit d'une association et j'aimerais que vous nous en parliez. Oui, cette association va voir le jour le 29 juillet (l'entretien a eu lieu en juin, n.d.l.), le jour de l'assemblée constitutive, c'est le jour de l'anniversaire de notre petit Kevin qui aurait eu quatre ans. En fait quand son décès est survenu j'ai beaucoup pris en charge la famille. Ses parents et leurs trois autres enfants sont venus vivre à la maison pendant six mois. J'étais très très présente, mais toute la famille était très présente, pour eux, pour qu'ils aient le temps de vivre un peu leur deuil et de se reconstruire ensemble. Ce que j'ai pu remarquer c'est qu'il y a tellement de choses qui arrivent alors, tant administrativement qu'émotionnellement, que nous avions de la chance d'être une famille très liée. Mais pour des parents perdant un enfant et étant peut-être nouveaux dans une région ou avec peu de liens, peu entourés, cela doit être l'horreur ! Alors j'ai commencé des cours en janvier 2012 avec Rosette Poletti pour l'accompagnement des familles en deuil, ces cours durent environ deux ans et à la fin on peut obtenir le diplôme européen après dépôt d'un mémoire. Le sujet de mon mémoire a été assez vite trouvé puisqu'en novembre 2011 j'ai pensé créer une association pour l'accompagnement des familles ayant perdu un enfant. Avec les cours que je suis avec Rosette Poletti et d'autres intervenants, et la la création de cette association et de son site internet j'ai donc trouvé mon sujet.
Quel est le but exact de l'association ? De vraiment rassembler toutes les informations utiles aux familles, de créer une association « passerelle » car il y a plein de choses qui existent mais je trouve que c'est difficile quand on est dans ce deuil et dans cette période tellement mouvementée de trouver des informations.
Donc sur ce site vous allez centraliser les informations pour faciliter les recherches des parents en fonction de leurs besoins ? Oui, mais nous aurons en plus des bénévoles prêts à aller auprès des familles pour les accompagner dans leurs démarches administratives dès les premiers moments du deuil et plus tard également, même plusieurs mois après, plutôt alors dans une démarche d'écoute. Différents aspects donc, mais le but n'est pas de prendre la place de services ou groupes qui existent déjà, au contraire. Par exemple il s'agirait de renseigner les gens s'ils avaient besoin de rencontrer des personnes ayant vécu la même chose sur les café-deuil de Rosette Poletti ou sur des groupes comme le groupe Arc-en-ciel sur Fribourg qui sont vraiment des groupes d'échange, de parole, pour les parents qui ont perdu un enfant.
Une façon d'aider les parents à conserver leur énergie au lieu de la « dilapider » dans la recherche d'informations tous azimuts... Tout à fait, et nous allons prendre contact avec les services de pompes funèbres, les pédiatres, les hôpitaux, tous ces endroits pouvant être confrontés à cette situation afin qu'ils relayent nos coordonnées. Alors peut-être que les parent iront juste voir notre site internet et que cela leur suffira, peut-être qu'ils auront besoin de quelque chose de plus et là nous serons également présents. C'est une association à but non lucratif, bien sûr, c'est évident, cela fonctionnera grâce au bénévolat, mais comme j'avais ces cartes je me suis dis que finalement elles pourraient servir. Plusieurs personnes me disaient « Tu devrais les vendre » mais je ne suis pas très commerçante et je préférais les donner. Finalement je me suis dis que ce serait une bonne idée de les vendre mais en faveur de l'association.
Vous aviez besoin d'une bonne raison ! Oui tout à fait. De la même manière que cette association est apparue, c'est vraiment qu'il y ait un sens à la mort de Kevin. Cette association s'appelle « Kevin pour la vie » parce que sa maman a dit un jour « Marcher sur le chemin de la vie malgré la mort ». J'ai trouvé cela vraiment magnifique et voilà, le prénom de Kevin va perdurer, peut-être, à travers l'association.
Carolyne, vous parlez beaucoup de la famille, de votre famille. J'ai lu sur votre site internet que vous aviez grandi dans une famille nombreuse et combien cela semble important pour vous. Combien avez-vous de frères et soeurs ? J'ai trois frères et trois soeurs, je suis la septième. La famille a toujours compté pour moi, je voulais une grande famille, j'ai deux filles car j'ai eu des problèmes de santé qui ne m'ont pas permis d'avoir plus d'enfants, mais avec notre famille recomposée nous sommes toujours entre neuf et treize à la maison donc du coup j'adore !
Et quand vous pensez à cette enfance avec tous ces frères et soeurs quels sont les mots qui vous viennent ? Complicité, ça c'est sûr... Soutien... De l'amour inconditionnel, vraiment. Après c'est aussi le respect de la vie de chacun, c'est aussi très très important.
Respecter l'espace de l'autre ? Exactement, c'est ça, parce que l'on peut être très liés mais chacun a aussi sa vie, personne ne se mêle de la vie de l'autre, et c'est pour cela que cela fonctionne bien. Et nous avons vu l'année passée en vivant six mois ensemble, mes filles, les enfants de mon compagnon, les petits-enfants, ça s'est mis en place tout seul avec beaucoup de respect et chacun a rapidement trouvé sa place, malgré la douleur de cette expérience.
Vos liens s'en sont trouvés resserrés ? Oui. Sans aucun doute oui. C'est là que l'on voit que finalement, moi je parle des enfants et des petits-enfants de mon compagnons comme de mes enfants, les liens du sang n'ont rien à voir là-dedans, ce sont les liens du coeur et le temps que l'on passe avec les personnes qui sont importants. Ca apporte tellement...
Donc en plus de la médiumnité et du centre Surya, cette année vous serez également avec nous pour faire connaître votre association ? Oui et j'aimerais également voir si cela répond effectivement à un besoin ou pas, car finalement je ne sais pas vraiment si cela va répondre à un besoin. Le site internet oui, mais au niveau de l'accompagnement je ne sais pas comment les gens vont réagir. Peut-être que le besoin d'accompagnement ne se fera pas sentir dans les premiers temps du deuil, mais après. On se rend compte que pour les gens à l'extérieur, un décès c'est un choc sur le moment, la famille est très entourée quelques temps mais ensuite et c'est normal, chacun reprend sa vie. Pour la personne qui a vécu un deuil une année ce n'est rien, c'est comme si c'était hier, mais on ne peut pas demander aux gens de l'entourage de s'en souvenir au quotidien comme si cela venait de se produire. Parfois c'est ce décalage qui est difficile à vivre pour les personnes en deuil, parce qu'elles sont encore extrêmement dans leur douleur, et pour les autres quelque part c'est déjà oublié. C'est normal, c'est un processus normal. Mais peut-être justement dans ces moments-là, avoir une adresse de contact cela pourrait aider en parlant à des personnes ayant vécu ça. Là je pense que cela pourrait être quelque chose de réconfortant.
Oui surtout qu'à ces moments-là les parents en deuil peuvent ne pas oser rappeler ou solliciter à nouveau les personnes qui les ont déjà beaucoup soutenus par le passé. Le fait aussi d'avoir quelqu'un de complètement neutre, extérieur, peut être réconfortant. Enfin, c'est le début d'une aventure mais je ne sais pas du tout où elle va nous mener !
Comme la peinture à la cire ! (Rires) Oui mais j'aime en fait, j'aime les changements et quelque part je me réjouis de cette aventure même si elle est liée à ces événements très douloureux.
Carolyne exposante, artiste, créatrice d'une association, conférencière, médium, cela fait beaucoup de casquettes ! Et variées mais toutes liées. Oui exactement, tout est lié. D'ailleurs parfois j'ai eu des réflexions par rapport au fait de vivre un deuil en étant médium, comme... Comment est-ce qu'on le vit ? Et bien on le vit de la même manière que les autres. Même si je suis persuadée que la vie continue après la mort, même si j'ai pu apporter des preuves de cette vie, la présence de la personne que l'on aimée manque, il y a l'absence et c'est exactement la même chose.
Mais n'y a-t-il pas justement une tentation de prendre contact plus souvent, c'est un sujet délicat mais vous, vous auriez la possibilité de le faire... Je ne peux pas du tout imaginer ce que cela peut être de perdre un enfant, j'ai un fils et je ne veux même pas essayer d'imaginer ce que cela pourrait me faire, mais c'est une question qui m'est venue tout de suite à l'esprit parce qu'elle me paraît incontournable. Ce que je peux dire, c'est que je constate dans mes consultations et démonstrations publiques que cela apporte beaucoup de réconfort aux personnes lorsqu'on apporte des preuves, tels un souvenir précis ou chose personnelle, et c'est très très important. Maintenant pour moi personnellement, je ne vais jamais chercher à contacter quelqu'un en particulier, nous n'avons pas cette possibilité-là, c'est toujours le monde spirituel qui choisit. En ce qui concerne Kevin c'est sûr que j'ai eu des contacts avec lui mais je ne vais pas chercher à en avoir plus, je pense que la plus belle image que j'ai mais aussi la plus dramatique c'est le jour de son décès où je l'ai vu par terre, mort, et je l'ai vu dans le monde spirituel avec son oncle, ils étaient lumineux tous les deux, c'était magnifique mais en même temps dramatique car je savais qu'il n'y avait plus de retour possible. Mais ensuite le processus de deuil est le même, c'est exactement la même chose. J'ai aussi eu un moment où j'ai arrêté de travaillé pendant trois mois à la suite de ça parce que j'avais vraiment besoin de ce temps pour me reconstruire, et pour ma famille bien sûr.
Malheureusement je n'ai jamais pu venir encore à l'une de vos conférences parce que je travaille sur le salon, mais je sais qu'elles ont toujours beaucoup de succès. Qu'allez-vous nous proposer cette année ? En fait j'aime bien me laisser aller, j'ai toujours un fil conducteur bien sûr car je parle de la médiumnité, et j'entre en contact avec le monde spirituel durant la conférence parce que je trouve que parler d'un sujet oui c'est magnifique, mais en faire une démonstration c'est encore mieux, donc en principe c'est ce que je fais. Mais par exemple l'année passée j'ai fais une méditation tout à coup au milieu de la conférence parce que l'énergie était très difficile, il faisait très chaud et les gens avaient de la peine à se concentrer, et j'ai eu cette idée pour ramener l'énergie. Alors voilà, je me laisse guider.
C'est très bien, vous n'êtes pas enfermée dans un carcan ! Non, et j'aime aussi amener un peu d'humour, parce que même si la médiumnité peut être un sujet sérieux pour moi, le monde spirituel est vraiment un monde joyeux. Donc j'aime bien aussi ce côté-là.
Voilà, une dernière question ouverte, simplement pour vous demander si vous avez quelque chose à communiquer, une remarque, une suggestion, que ce soit au comité, aux visiteurs, ou sur le salon ? Je veux vous remercier pour la mise à disposition de ce panneau dans l'espace galerie d'exposition de peinture pour afficher mes cartes et présenter l'association, cela m'a vraiment touchée. Je dis toujours « Quand les choses sont justes tout se met en place pour qu'elles puissent avoir lieu » et là c'était une confirmation supplémentaire, que vous me proposiez cela je me suis dis « Waow » c'est beau. Ca m'a vraiment beaucoup touchée. J'ai toujours beaucoup de plaisir à venir sur Fribourg car il y a cette ambiance conviviale, presque familiale, quand je viens on se reconnaît entre exposants, c'est sympathique, et j'aime bien ce côté encore un peu « petit », sans prendre une ampleur qui deviendrait impersonnelle, je n'irai jamais dans un salon qui serait impersonnel. Fribourg c'est ma région alors forcément j'y suis attachée et j'ai toujours eu de belles expériences. Le public est toujours très intéressé, j'ai d'ailleurs été très étonnée la première fois où j'ai fais une conférence, je me disais que c'était une première et que je verrais bien ce que cela donnerait et c'était plein, quand je suis entrée dans la salle, j'ai cru que l'ancien conférencier n'avait pas terminé ! (Rires) Et en fait non, c'était plein et on m'attendait ! Là aussi c'est pour moi des preuves qu'il y a des attentes, et que la médiumnité même si parfois elle a un côté sulfureux pour certaines personnes, peut être démystifiée. Ce que j'aime justement dans ces conférences et démonstrations publiques, c'est le fait que l'on sait qui je suis, où j'habite... Je suis une personne normale, je ne suis pas cachée derrière un pseudo ou un numéro de téléphone et pour moi c'est important par rapport à la médiumnité. Alors continuez comme ça, dans cet esprit, car vous apportez vraiment beaucoup de choses et tous les retours que j'ai par rapport au salon du mieux-vivre sont toujours très très positifs.
Merci, merci beaucoup Carolyne et au plaisir de vous retrouver très bientôt à Fribourg pour la treizième édition du Salon du mieux-vivre... (Christelle Delsaut - septembre 2012)
Carolyne Moullet-Corminboeuf sera en conférence-démonstation publique :
Samedi 10 novembre à 14h30, salle 3E et Dimanche 11 novembre à 14h15, salle 5A
« La Médiumnité, là où 2 mondes se rencontrent »
Plus d'infos sur Carolyne et le « Centre Surya : Reiki, médiumnité et thérapies naturelles » : www.centresurya.ch
Consulter le site internet de l'association : www.kevinpourlavie.ch
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